Un Stavelotain accusé de tentative de parricide

La cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Pascal André, un habitant de Stavelot âgé de 40 ans accusé d'une tentative de parricide. Ce boucher-charcutier avait tenté de tuer son père à l'aide d'un tue-bestiaux, une arme utilisée dans les abattoirs, le dimanche 3 juillet 2005 à Stavelot.

La cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Pascal André, un habitant de Stavelot âgé de 40 ans accusé d'une tentative de parricide. Ce boucher-charcutier avait tenté de tuer son père à l'aide d'un tue-bestiaux, une arme utilisée dans les abattoirs, le dimanche 3 juillet 2005 à Stavelot.

La matinée a été consacrée à la constitution du jury ainsi qu'à la lecture de l'acte d'accusation de l'avocat général Pierre Vanderheyden. La Cour a rassemblé un jury de 5 femmes et de 7 hommes pour juger Pascal André. L'accusé est défendu par Me Paul Thomas et Me Nicolas Petit.

La défense de Pascal André a présenté comme acte de défense une lecture contrastée des faits. Pascal André aurait été dépressif et alcoolique après la séparation de son épouse. Vivant chez ses parents, ses relations se sont détériorées avec un père qualifié de tyran. Les avocats ont insisté sur ces difficultés relationnelles qui auraient selon eux plongé l'accusé dans un état de détresse.

Mais la défense prétend que Pascal André n'a fait aucun geste pouvant laisser croire à son père qu'il tentait de le tuer. Ses premiers aveux auraient été la conséquence de son alcoolémie et de l'envie de faire peur à son père. C'est pourquoi il aurait prétendu avoir voulu le tuer. Les avocats mettront en avant l'absence de volonté de tuer de leur client et réclameront son acquittement pour les faits principaux et leur requalification en menaces par gestes.

Le jour des faits, Pascal André, sous l'influence de la boisson, avait eu une altercation avec son père alors âgé de 63 ans. L'accusé avait abordé le sexagénaire par derrière et lui avait placé un tue-bestiaux sur le front. Avec cette arme utilisée dans les abattoirs pour tuer les animaux, Pascal André avait manifesté l'intention de mettre fin aux jours de son père. Bien que surpris, le père avait eu le réflexe de se saisir de l'arme et avait réussi à glisser son doigt sous la détente pour s'en sortir indemne.

L'arme utilisée était chargée d'un pieu de 8 centimètres destiné à pénétrer le crâne et était en état de fonctionner. Dans l'altercation, l'arme s'était désolidarisée. (Belga)

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