Du "kaérobic" pour toutes !
De longs cheveux bruns, une robe à fleurs et une silhouette à en faire rêver plus d'un(e)s, Julie Debatty est la féminité incarnée. Mais ne vous y trompez pas, sous ces dehors de jeune fille timide se cachent une volonté de fer et 17 titres de championne de Belgique de karaté. Siffleurs de demoiselles et autres dragueurs de pacotille, passez votre chemin, car la belle a également remporté par deux fois le titre de championne du monde. De plus, son cœur est déjà pris.
- Publié le 25-08-2009 à 00h00

De longs cheveux bruns, une robe à fleurs et une silhouette à en faire rêver plus d'un(e)s, Julie Debatty est la féminité incarnée. Mais ne vous y trompez pas, sous ces dehors de jeune fille timide se cachent une volonté de fer et 17 titres de championne de Belgique de karaté. Siffleurs de demoiselles et autres dragueurs de pacotille, passez votre chemin, car la belle a également remporté par deux fois le titre de championne du monde. De plus, son cœur est déjà pris.
A 28 ans, Julie Debatty vient en effet d'épouser le journaliste Frank Peterkenne, et le moins que l'on puisse écrire est que la jeune mariée semble plus épanouie que jamais. Sa fille, Inès, trois ans, semble quant à elle bien partie pour prendre la relève. "Elle vient de prendre son premier cours, elle a ador é", explique sa maman.
Si Julie Debatty a renoncé à la compétition depuis la naissance de sa fille, elle est loin d'avoir quitté le monde du karaté. Depuis dix ans, elle organise en effet des cours de "kaérobic", discipline qu'elle a inventée. "Lorsque je faisais de la compétition, je m'entraînais sur des musiques très rythmées, je trouvais ça plus motivant", raconte-t-elle. "J'ai donc voulu créer un sport qui mêlait musique et karaté, afin de rendre ce dernier plus accessible, moins austère. Souvent, les femmes ont peur du karaté, par peur de prendre un mauvais coup. Ici, les mouvements se font dans le vide, c'est l'alternative idéale".
Un sport très complet, aux dires de la "prof", puisqu'il permettrait à la fois de muscler tout le corps de façon harmonieuse, de brûler les calories, d'améliorer son rythme cardiaque et de s'amuser. Les cours, exclusivement réservés à un public féminin, se déroulent en effet dans un climat familial et chaleureux. "C'est toujours plus sympathique une activité entre filles", commente Julie Debatty. "Sans le regard des hommes, les femmes osent plus et sont moins complexées. J'entends souvent les clientes dire que ce qu'elles aiment, c'est cette ambiance décontractée, où l'on ne juge pas : grosses, maigres, mal habillée ou trop bien habillée, ici, pas de regards de travers".
À la différence du "taï-bo", auquel il est souvent comparé, le kaérobic s'inspire directement des arts martiaux. "Ce sont de vraies techniques de karaté, il y a plus de justesse dans les mouvements", souligne Julie Debatty.
Le kaérobic remporte en tout cas un franc succès, puisque trois nouvelles salles ouvriront dès septembre, à Nandrin, Aywaille et Jemeppe, et encore une à Visé en octobre. Envie d'une petite démonstration ? Rendez-vous aux "Retrouvailles", au parc de la Boverie, les 5 et 6 septembre prochains.
Renseignements : www. juliedebatty.be
