Éric Thomas, le premier échevin sortant devenu bourgmestre
- Publié le 21-01-2019 à 09h35
- Mis à jour le 21-01-2019 à 09h36

Rencontre avec Éric Thomas (Ose), le nouveau bourgmestre de la commune de Modave.Diplômé d'un graduat en comptabilité d'Helmo Sainte-Marie (sortie 1982), Éric Thomas est véritablement un homme de chiffres. D'une mère comptable, il s'oriente dès l'école secondaire vers l'option "comptabilité". "J'aime les chiffres et j'ai la déformation de tout le temps compter. Très tôt je savais que je voulais être un expert-comptable avec la volonté de travailler en entreprise", confie l'expert-comptable interne de formation. Entré dans la vie professionnelle en octobre 1982, "j'en suis depuis à ma cinquième entreprise". "J'ai commencé dans le secteur automobile, puis le secteur bancaire, le carrelage, la pharmacie…" En 1997, il entre dans le groupe familial Portier en tant que responsable comptable, et devient, en 2015, le directeur financier du groupe familial Novandi (Renory et Liège Container Terminal), actif dans la logistique et le multimodal.
Originaire du centre-ville de Liège, c'est le hasard de la vie professionnelle qui l'emmène lui et son épouse à Modave, en 1997. "On recherchait une maison dans un rayon de 10 km autour de nos boulots respectifs." Le couple s'installera finalement dans le village de Strée. "À ce moment-là, on ne connaissait personne, ni même la région. C'est mon implication dans l'organisation d'activités à l'école Saint-Louis où se trouvait mon fils, puis en politique, qui m'a permis de rencontrer des gens."
"Dès mon adolescence, j'ai toujours été passionné par la politique. Je lisais les articles qui en traitaient, je regardais les débats politiques à la TV… Mais je n'ai jamais osé emboîter le pas." Ses premiers pas en politique, il les fera en 2006 suite à une rencontre avec Anne Duchêne (actuelle 2e échevine) lors d'un apéritif de quartier. Il intègre finalement le groupe Ose - alors dans l'opposition avec cinq sièges sur treize - en décembre 2006 "lors de leur première réunion d'après élections".
En 2009, "j'ai demandé pour devenir conseiller CPAS. Cela m'a permis d'avoir un pied à l'étrier et de mieux connaître le fonctionnement politique d'une commune". À ce moment, "j'analysais déjà tous les budgets de la commune" pour Ose qui se définit comme "un groupe citoyen pluraliste attaché à aucun parti".
D'échevin à bourgmestre
Lors des élections de 2012, il est placé 2e sur la liste et obtient le deuxième score, juste derrière Jeanne Defays qui ceint l'écharpe mayorale à une voix près (492). Il devient logiquement échevin des Finances mais aussi de la Culture et du Tourisme, deux matières qui lui sont également chères. Durant cette législature, il maintient les finances à flot malgré des investissements de l'ordre de 6 millions d'euros. "On n'avait jamais investi autant à Modave. Je fais de la politique à l'image de ma vie privée, tout investissement est fait avec une vision à long terme", souligne l'ex-échevin.
Au lendemain des élections d'octobre 2018, Éric Thomas (MR) - qui pousse la liste - passe finalement devant Jeanne Defays (CDH), devenant le nouveau bourgmestre de Modave. Durant cette nouvelle législature, "je souhaite continuer à gérer la commune avec rigueur et investir" , notamment par la création d'une résidence service pour les aînés, d'un atelier rural pour jeunes entrepreneurs, d'une maison rurale… "Je souhaite aussi améliorer la sécurité et la mobilité." "On va aussi continuer le dialogue avec les clubs sportifs et le centre culturel de Marchin", détaille celui qui doit désormais trouver un bon rythme entre son emploi du temps professionnel et sa nouvelle fonction.Aude Quinet