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L'après-catastrophe : "Un phénomène exceptionnel ne doit pas devenir la référence qui guide toutes nos décisions", souligne le bourgmestre d'Aywaille

Le bourgmestre d'Aywaille ne compte pas renoncer à octroyer des permis de bâtir en zone rouge.

L'après-catastrophe : "Un phénomène exceptionnel ne doit pas devenir la référence qui guide toutes nos décisions", souligne le bourgmestre d'Aywaille
©TONNEAU

Le 31 mars dernier, le bourgmestre d'Aywaille Thierry Carpentier (MR) admettait auprès de nos confrères de Sudpresse qu'il délivrait parfois des permis de bâtir dans des zones rouges. Dans un article, l'élu reprochait en effet à la cartographie des zones inondables "de tenir compte d'incidents ponctuels comme un tuyau bouché pour déclarer une zone inondable alors qu'il suffit de régler le problème pour que la zone ne soit plus jamais inondée".

Aywaille fait partie des communes qui ont été le plus impactées par les inondations de la semaine passée. Malgré les événements récents, le bourgmestre campe sur sa position. "Il ne serait pas raisonnable de se baser sur un événement exceptionnel comme celui de la semaine dernière et d'en faire une référence, à moins d'être d'accord de dire à des milliers d'habitants qu'ils peuvent abandonner leur logement et de raser des villes entières de la carte. Il faut raison garder et ne pas agir dans la précipitation", déclare-t-il. "Il faut distinguer les inondations exceptionnelles des situations normales. Je ne suis pas devin, je ne sais pas si de tels événements se reproduiront. Des scientifiques le disent peut-être, moi je ne suis pas spécialiste. On tient déjà compte des risques, on ne va pas envoyer des gens au casse-pipe volontairement."

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