Un vent d'éoliennes

La société Electrawinds veut implanter sept éoliennes sur le territoire de Namur-Temploux, de part et d'autre de la E42 entre l'échangeur de Spy et la sortie de Rhisnes. Pour ce faire, une demande de permis unique sera introduite sous peu.

A.-F.So.

La société Electrawinds veut implanter sept éoliennes sur le territoire de Namur-Temploux, de part et d'autre de la E42 entre l'échangeur de Spy et la sortie de Rhisnes. Pour ce faire, une demande de permis unique sera introduite sous peu.

D'emblée, le comité de quartiers et de village de Temploux monte aux barricades face à ce projet : "Afin d'être mieux documenté, le comité a contacté, le 1er mars, la société Electrawinds. Celle-ci ne donne pas de suite !", déplore le président du comité de riverains Jacques Dewez. "Ce parc éolien est de grande ampleur, il s'étend sur les territoires de Namur-Temploux, de Gembloux et Jemeppe-sur-Sambre. Et le peu de renseignements que nous glanons nous interpelle : l'activité de l'aérodrome deviendrait impossible Eu égard à l'impact et la transparence intéressée de ce projet, nous avons invité, par un toutes-boîtes, les Temploutois à participer à la réunion d'information publique du mardi 20 mars à 19h, en la salle Saint-Hilaire."

La proximité de l'aérodrome de Temploux pose de fait question, en termes de sécurité. Ceci dit, les éoliennes prévues sont conformes aux normes en vigueur en Wallonie. D'une puissance nominale maximale de 3MW chacune, les moulins culmineraient à 140-150 mètres. Et les premières habitations se situeraient à 500 mètres du parc éolien. Et conformément à la nouvelle tendance, une ouverture du capital à la commune ou à des associations de citoyens est envisageable. Cette réunion publique d'information est la première étape légale dans le cadre de la procédure de demande de permis unique, avant l'étude d'incidences qui suivra.

A noter que si ce projet éolien aboutissait, ce serait une première sur le territoire de la ville de Namur. En 2009, les quatre éoliennes envisagées par Air Energy à Andoy avaient été refusées sur recours par le ministre Henry ; les arguments d'ordre paysager avaient été entendus. Le collège communal namurois avait rendu un avis négatif. Dans ce cas-ci, c'est la prochaine majorité qui devra se prononcer.

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