Jodie Devos Wallonne de l'année à Namur
La Libramontoise a remporté le prix décerné par la Fondation Bologne-Lemaire.
- Publié le 09-02-2016 à 06h51
- Mis à jour le 09-02-2016 à 06h52

Chaque année, la Fondation Maurice Bologne-Lemaire décerne le prix de la Wallonne ou du Wallon de l'année. Ce lundi, il a été remis à la chanteuse soprano de 27 ans, Jodie Devos.
Originaire de Libramont et actuellement installée à Ciney, Jodie Devos a réalisé des études en chant lyrique à l'Institut supérieur de musique et de pédagogie (IMEP) de Namur. Une formation qu'elle a ensuite poursuivie à Londres, à la Royal Academy of Music, qu'elle a terminée avec la plus grande distinction. Mais sa carrière a réellement débuté en 2014 lorsqu'elle a remporté le second prix et le prix du public du Concours musical international Reine Elisabeth en 2014. "J'ai vécu deux années très riches. Hier, j'étais à Venise. Demain, je serai à Montpellier. J'ai l'occasion de beaucoup voyager, de découvrir des musiques et de rencontrer beaucoup de personnes. J'ai été au bon endroit au bon moment. Ils ont peut-être été touchés par ma musique et la manière dont je m'exprime", a-t-elle déclaré.
Un appel aux jeunes
Si son titre lui a seulement été remis hier, Jodie Devos savait depuis novembre dernier qu'elle en était la lauréate. Un titre qui a pour principal objectif d'élire une personne, qui, par son action sociale, économique, politique ou culturelle aura le mieux servi les intérêts du peuple wallon. "Plusieurs éléments ont été retenus par le jury, composé des anciens lauréats de ce concours, pour élire Jodie Devos. Son parcours, son répertoire varié, son expressivité, sa créativité et son énergie. Jodie Devos est arrivée là à force de travail. Le domaine culturel influe sur tous les autres de par la créativité qu'il génère", a commenté le président du jury Jacques Lanotte. La victoire finale a néanmoins été serrée et s'est jouée avec une autre personnalité, dont le nom n'a pas été dévoilé.
Jodie Devos a également profité de l'occasion pour lancer un appel aux jeunes. "L'opéra conserve une empreinte d'élitisme alors que c'est ouvert à tous. Je constate un retour des jeunes mais ils ne sont pas encore assez nombreux. La musique classique est présente dans tous les films, dans toutes les pubs. Il faut essayer au moins une fois", a conclu la soprano.
