Une discothèque se transforme en serre de cannabis
1 360 plants de cannabis ont été retrouvés au sein d'une ancienne discothèque, à Bièvre, en 2019. Plus de cinq ans plus tard, quatre individus sont cités devant le tribunal.
- Publié le 02-10-2024 à 11h11
- Mis à jour le 02-10-2024 à 11h12

Une importante plantation de cannabis a été découverte, le 11 juin 2019, au sein de l'ancienne discothèque "Le Zodiak", située rue de Bouillon, à Bièvre.
Plus de cinq ans plus tard, quatre personnes étaient citées devant le tribunal correctionnel de Dinant. Deux faisaient défaut, les deux autres avaient fait le déplacement lors de l'audience du 3 septembre dernier.
Comme le rappelait le parquet de Namur, cette culture au sein d'une ancienne discothèque a été découverte de manière fortuite. "C'est un serrurier, mandaté par un notaire dans le cadre d'une vente publique du bien, qui a découvert cette plantation". 1 360 plants de cannabis se trouvaient à l'intérieur de l'ancien dancing. L'énergie pour alimenter l'installation était ponctionnée en amont du compteur via un raccordement illicite.
Le mois dernier, les deux prévenus présents contestaient avoir participé à cette culture. L'un était soupçonné d'en avoir été à sa tête, son ADN ayant été retrouvé sur place. "Sur un verre", précisait son avocat qui expliquait que son client a bien visité l'ancien dancing et rencontré l'ancien gérant car il était intéressé par un rachat du bâtiment, mais cela ne s'est pas concrétisé. Ce mardi, il a été acquitté pour cette culture. Il a néanmoins écopé de 18 mois avec sursis probatoire pour avoir détenu et transporté 2.962g de cannabis, le 24 mai 2022 à Courcelles.
L'autre prévenu présent a, lui, été condamné à un an de prison avec sursis simple, bien qu'il contestait également avoir participé à cette culture. En plus de son ADN, des documents officiels lui appartenant ont été retrouvés sur place.
Les deux défaillants ont quant à eux écopé d'un an de prison ferme.
Au civil, les trois des quatre prévenus condamnés pour cette culture de cannabis sont condamnés à payer 1 € provisionnel au gestionnaire de réseau, qui s'est constitué partie civile pour un montant de 60 087 euros, qui correspond à l'électricité volée.