Le père de Karetsas explique sur le choix de son fils de jouer pour la Grèce et non pour la Belgique : "Ce gamin se sent grec depuis longtemps"
La pépite de Genk est entrée dans l'histoire du football grec en marquant son premier but avec l'équipe nationale, à 17 ans. Son papa raconte ce qui l'a amené à choisir la Grèce plutôt que la Belgique.

- Publié le 31-03-2025 à 06h34

Grand talent de Genk, Konstantinos Karetsas vient de marquer de son nom l'histoire du football grec. Deuxième plus jeune joueur sélectionné en équipe nationale, il est devenu le plus jeune buteur de la Grèce, à 17 ans et 4 mois. Mais aussi le plus jeune joueur tout court à marquer dans un match de Ligue des nations.
Une performance que l'Union belge de football aurait voulu qu'il réalise avec les Diables rouges. Mais Karetsas avait fait et annoncé son choix fin février : il voulait défendre les couleurs de son pays d'origine, la Grèce. Une décision qui n'a pas étonné son papa, Vaios. Même si Konstantinos est né et a grandi en Belgique, son cœur a toujours penché pour le pays de ses parents. "Nous élevons nos enfants comme des Grecs, dans tous les domaines. Et ce gamin se sent grec depuis longtemps", a confié Viaos au journal grec Gazzetta. "Il disait toujours : 'Papa, si je devais choisir, je choisirais toujours la Grèce'".
Et puis, les représentants de l'équipe de Grèce lui ont rapidement fait les yeux doux, dans l'espoir de l'attirer dans leur effectif. Cependant, pour Vaios, rien n'était acquis, car "dans le football, on ne sait jamais ce qui va se passer", affirme-t-il. Mais les contacts avec la fédération grecque se sont bien déroulés. "Dimitris Papadopoulos (directeur technique de la Fédération hellénique de football) et Vasilis Torosidis (directeur sportif, ndlr) sont venus ici et n'ont pas mis la pression à Konstantinos. Au contraire, ils lui ont parlé très gentiment", a raconté le papa de la jeune pépite, très attachée à la culture grecque.
"Ce qui nous importe, c'est que Konstantinos prenne du plaisir"
Karetsas est devenu une véritable star en Grèce, en témoignent les messages de soutien et de félicitations reçus par ses parents. Au milieu de toute cette effervescence, ces derniers essayent de lui faire garder les pieds sur terre. "Je lui ai dit que ce qui s'était passé était génial et fantastique, que demain il retournerait à l'école puis que l'équipe l'emmènerait à l'entraînement", raconte Vaios, qui confie que le rêve de son fils, maintenant, "est de gagner le championnat avec Genk".
"Ce qui nous importe, c'est que Konstantinos prenne du plaisir à jouer au football. Car s'il ne prend pas de plaisir, il ne peut pas être performant", conclut le papa de Karetsas, qui insiste sur le fait que pour le moment, son fils est un joueur de Genk, et on verra pour la suite : "Quelle que soit l'équipe qui vient, laissons-la venir. Mais pour l'instant, nous ne pensons qu'à Genk".
