Fumée bleue à San Siro : l'Inter Milan s'en sort contre le Barça après un match de légende en Ligue des champions
Au bout d'une soirée historique et d'un spectacle mémorable, les Nerazzuri ont arraché leur ticket pour la finale à Munich.

- Publié le 07-05-2025 à 08h34
- Mis à jour le 07-05-2025 à 09h18

À la veille de l'ouverture du conclave au Vatican, la ville de Milan savait bien à quel saint se vouer : San Siro. L'évêque qui, au IVe siècle, aurait réalisé plusieurs miracles. Comme ceux de vaincre un monstre ou de ressusciter un mort...
Ce mardi soir, ses pouvoirs ont visiblement été transmis à l'équipe qui a rendu complètement dingue les 75 000 fans présents dans le stade qui porte son nom. Aidés par le niveau exceptionnel de son adversaire, les disciples de San Siro ont aussi fait rêver tous les fans de football.
Après la véritable ode au football offerte mercredi dernier à Barcelone (3-3), on espérait secrètement que le spectacle serait à nouveau grandiose pour ce match retour. Ce fut même encore mieux.
Voilà pourquoi il faut remercier ces deux équipes totalement différentes mais ô combien délicieuses qui nous ont à nouveau amené le football au rang d'art. Avec des outils différents. D'abord pour l'Inter : son courage, son physique, son intensité, sa discipline, sa justesse et sa maîtrise tactique. Et trois joueurs pour l'illustrer : Denzel Dumfries, Lautaro Martinez et Franceso Acerbi.
Le premier, déjà trois fois décisif lors du match aller (deux buts, un assist), a encore joué le rôle de moteur des contre-attaques. C'est lui qui offre le ballon du 1-0 à Lautaro Martinez (21e). Ce dernier devait par ailleurs montrer l'exemple avec son brassard autour du bras. Et c'est lui qui est allé provoquer le penalty du 2-0, transformé par Calhanoglu (45e). De son côté, Acerbi a dirigé d'une main de maître la défense nerazzuri face aux assauts barcelonais (avant de réussir un miracle à la 90e+4).
Renversement et fin de match dingue
Le Barça a néanmoins pu répondre avec ses propres atouts. La vitesse, la technique, la fougue, l'audace et l'abnégation. Et aussi, étonnement, un jeu aérien de qualité. C'est ainsi que deux centres de Gerard Martin ont permis à Eric Garcia (54e : 2-1) puis Olmo (60e : 2-2) de renverser la rencontre. Comme au match aller.
La bonne nouvelle, c'est qu'on pouvait s'attendre à une fin de rencontre tout aussi folle. On n'a pas été déçu. Avec d'abord deux rebondissements. Celui du capitaine barcelonais Raphinha qui pensait avoir fait le plus dur en allant inscrire le 2-3 juste avant le temps additionnel (88e). Puis celui d'Acerbi, sorti de nulle part, qui est allé planter – tel un attaquant – le 3-3 au bout du temps additionnel.
Direction donc les prolongations avec un nouvel élan en faveur de l'Inter, qui s'est concrétisé par la superbe finition de Frattesi - déjà décisif en quart de finale contre le Bayern - pour faire 4-3 (99e). Il a ensuite fallu se serrer les coudes en défense et compter sur deux arrêts énormes de Yann Sommer pour ne plus permettre aux Espagnols de revenir.
On ne sait pas encore qui succédera au Pape François. En revanche, le conclave milanais a déjà trouvé ses héros, qui donnent donc rendez-vous au PSG ou à Arsenal le 31 mai à Munich.