Le Real Madrid remporte le Clasico et met le Barça à 5 points
Au bout d'une tension extrême, Thibaut Courtois a mis fin à quatre années sans victoire face au Barça en Liga.

- Publié le 27-10-2025 à 07h48

Voilà la revanche madrilène. Au printemps dernier, les rois d'Espagne étaient catalans : ils triomphaient de deux Clasicos spectaculaires (3-2 puis 4-3) consécutifs pour remporter la Coupe du Roi puis la Liga. Cette fois, Thibaut Courtois (4 arrêts) a pu vaincre sa malédiction : il a enfin battu le Barça en Liga, quatre ans après sa dernière victoire. Et c'est en grande partie grâce à Kylian Mbappé.
Au milieu de plusieurs buts annulés par la VAR (dont une splendide frappe en un temps) et d'un penalty manqué face à Szczęsny, le Français a remporté son duel à distance avec Lamine Yamal en lançant les Madrilènes (22e : 1-0). Il est ainsi devenu le troisième joueur au XXIe siècle à marquer lors de quatre Clasicos consécutifs, après Ronaldinho et Cristiano Ronaldo.
Fermin Lopez lui a ensuite répondu (38e : 1-1), mais Jude Bellingham a profité dans la foulée d'un mauvais placement défensif pour remettre le Real aux commandes (43e : 2-1). "Chaque possession s'est soldée par une belle frappe ou un bon coup en première période. En seconde, le travail défensif a été plus important. Mais c'était un excellent match de toute l'équipe", a réagi l'Anglais.
C'était la tension d'un match important et d'un résultat serré.
Si la deuxième période fut en effet plus tactique, on retiendra surtout la fin de match chaotique sur et hors du terrain. Il y a d'abord eu l'accès de colère de Vinicius Junior, qui n'a pas accepté son remplacement. Mais ce n'était rien à côté des scènes qui ont accompagné les derniers instants, après l'expulsion de Pedro au bout des arrêts de jeu.
"Tu parles trop"
On a ainsi vu Vinicius provoquer Balde, puis les deux bancs de touche répondre en se sautant les uns sur les autres. Dans la foulée, Dani Carvajal est allé provoquer Lamine Yamal – invisible dans ce match – en lui disant "tu parles trop", en référence à ses déclarations tapageuses en prélude du Clasico. Vinicius en a ensuite remis une couche pour chambrer Yamal, alors que Rüdiger et Raphinha, pourtant en civil, se sont empoignés dans une pagaille totale sur la touche et sur le terrain. Nécessitant même l'intervention des services de sécurité.
"C'était la tension d'un match important et d'un résultat serré, a voulu désamorcer Xabi Alonso qui dirigeait son tout premier Clasico. Nous ne devrions pas avoir peur d'un affrontement, tant qu'il est sain, courtois et respectueux. C'est aussi le fruit de notre attachement mutuel. Il ne faut pas exagérer ces moments de tension."