Malgré la qualification vendredi, face à Dendern, le Standard n'est ni rassurant, ni rassuré
Le Standard s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe de Belgique, vendredi en battant Dender (2-0), mais en est ressorti avec plus de questions que de confiance.
- Publié le 19-10-2026 à 09h37
"On a gagné 2-0 mais on aurait aimé être plus serein pour prendre davantage de confiance après ce match." Ibrahim Karamoko a parfaitement résumé l'état d'esprit du vestiaire, vendredi soir dans la zone mixte du stade de Sclessin qui se vidait de ses 8.753 spectateurs. Le Standard s'est qualifié, à défaut de s'être rassuré face au coleader de Challenger Pro League qui a subi seulement sa deuxième défaite de la saison.
Les Liégeois ont mené mais n'ont pas vraiment rentabilisé leurs moments forts, un clou sur lequel Vincent Euvrard tape inlassablement ces dernières semaines. "La Coupe de Belgique, contre une équipe de deuxième division, c'est toujours piégeux et compliqué. On l'avait déjà expérimenté la saison passée contre Beveren, rappelait-il d'un ton soulagé. Après une mi-temps correcte et dominante, j'ai vu les doutes arriver dans les têtes au fur et à mesure des minutes. On a commis trop de mauvais choix et de déchets. On était plus ouvert. On perdait ces ballons qui se jouent à 50-50. Bref, beaucoup de petites choses qui ont permis à l'adversaire de grandir dans ce match."
Ce n'était que 1-0. Le Standard a alors reculé. Concédé 7 tirs dont 5 cadrés, et huit corners, au total. Un syndrome souvent observable dans le football, mais qu'une équipe mature doit pouvoir gérer sereinement. Surtout contre un adversaire intrinsèquement inférieur. Le Standard ne jouera pas toutes les semaines contre une D2. "On a tremblé, a encore admis l'entraîneur. Entre la 55e et la 70e minute, c'était horrible. Tu sens dans ces moments-là qu'on ressasse les trois défaites consécutives. Il existe sans doute un aspect psychologique." Il faudra y répondre.
On doit être plus sûrs de nous, gagner en confiance et en régularité.
Vendredi, les Rouches ont tenu le coup, sans que l'on puisse affirmer aujourd'hui qu'on ne les y reprendra plus. C'est passé par un renforcement défensif opéré par Euvrard : Lavalée est monté comme troisième défenseur axial, et Mohr à gauche pour relayer un Mortensen à l'agonie. À droite, Lawrence avait déjà suppléé Fossey, malade, à la mi-temps. Cette défense à cinq a stabilisé bon gré mal gré l'édifice liégeois. "C'est un schéma dans lequel on se sent à l'aise et plus solide", a lancé Karamoko. Une piste pour le futur ou un aveu de faiblesse ? Une autre question sans réponse.
"On doit être plus sûrs de nous, gagner en confiance et en régularité", insistait Abid, libéré et porté par son excellent début de saison. "À part contre l'Antwerp, il n'y a pratiquement aucun match où on a été très bons pendant 90 minutes."
Le Standard saura-t-il l'être dimanche à Genk ?