Pour le match de la Belgique face à l'Iran, le protocole de sécurité est le plus strict possible
Un officier de liaison du FBI suit les Diables à ce Mondial. Le gouvernement indique que "tout est sous contrôle".
- Publié le 19-06-2026 à 12h32

"Nous avons la situation sous contrôle." C'est avec cette brève communication du gouvernement américain que les Diables rouges entament ce vendredi l'un de leurs déplacements les plus délicats de la Coupe du monde, vu que l'adversaire est l'Iran.
Bien qu'un accord de paix provisoire ait été conclu entre les États-Unis et l'Iran, les matchs de l'Iran sur le sol américain se déroulent selon le protocole de sécurité le plus strict possible.
Garcia ne voulait pas de "prison" à Seattle
Pour l'instant, les Diables ne s'en sont pas encore vraiment rendu compte. Dans leur camp de base à Seattle, les agents de sécurité sont également très nombreux, mais les autorités locales veillent à ce que les joueurs ne croisent pas les agents du "SWAT", des unités spécialement entraînées et armées jusqu'aux dents.
Aucun drone ni hélicoptère ne survole non plus la zone où ils résident, vu qu'un embargo général sur le trafic aérien est en vigueur. Les agents qui entrent en contact avec les joueurs s'habillent comme des stewards ou des simples policiers.
Certes, les Diables ne passent pas par l'entrée principale de l'hôtel quand ils rentrent d'un entraînement. Mais Rudi Garcia voulait éviter que ses joueurs se sentent comme dans une prison. La présence d'agents prévus à l'étage où dorment les Diables a donc été supprimée.
Ce que les Diables ignorent, c'est que les mesures de sécurité étaient déjà énormes pour Belgique – Égypte. "Il y avait des détecteurs de métaux, des chiens renifleurs, en passant par la détection d'explosifs et une sécurité renforcée dans l'espace aérien", a déclaré Trent Heinrichs, agent spécial de l'U.S. Secret Service.
Le dispositif plutôt discret à Seattle prendra une autre tournure à Los Angeles. L'Union belge n'est pas au courant des mesures de sécurité qui seront d'application. Seuls les responsables de sécurité seront informés dès leur arrivée à Los Angeles, mais ils doivent traiter ces informations avec discrétion pour empêcher toute fuite vers des personnes malveillantes.
Les joueurs sans "banane"
Selon La DH, l'officier de liaison du FBI auprès des Diables, un détective de la brigade des homicides de Portland, a demandé toutes les données des membres de la famille et des proches qui suivent les joueurs à Los Angeles. Eux aussi seront sécurisés dans le stade et dans la ville.
La sécurité lors de la Coupe du monde est organisée selon le principe de la "bulle". Les contacts entre les bulles sont réduits au strict minimum et lorsque les joueurs se déplacent, par exemple en car entre l'aéroport et l'hôtel, il leur est demandé de ne pas porter de sac à dos ou "banane" contenant des effets personnels.
La Fédération belge a confiance dans le bon déroulement des opérations car l'Iran a déjà joué un match à Los Angeles, contre la Nouvelle-Zélande, et aucun problème de sécurité majeur ne s'est produit.