Comment Slavko Vincic, l'arbitre désigné pour la finale de la Coupe du monde, s'est-il retrouvé impliqué dans un scandale de prostitution ?
Le Slovène a été désigné par Pierluigi Collina.

- Publié le 19-07-2026 à 14h09

Il a fondu en larmes quand l'ancienne gloire de l'arbitrage, Pierluigi Collina, a prononcé son nom. Le slovène Slavko Vincic, 46 ans, sifflera la finale de la Coupe du monde qui opposera l'Espagne à l'Argentine dimanche à 21h. Il sifflera déjà son quatrième match : Brésil-Maroc (1-1), Jordanie-Algérie (1-2) lors de la phase de groupes et Mexique-Équateur (2-0) en seizièmes.
Le Slovène est sans conteste l'un des arbitres les plus en vue du Vieux Continent. Pourtant, il s'était retrouvé au cœur d'un scandale en mai 2020 lorsqu'il a été arrêté en Bosnie-Herzégovine lors d'une vaste opération policière menée dans un ranch de Bijeljina. L'enquête visait un réseau international de prostitution. Quatre sachets de cocaïne, dix armes de poing, trois gilets de protection ainsi que plus de 10 000 euros en différentes devises avaient été saisis. Slavko Vincic, entendu comme témoin, n'a jamais été poursuivi. Selon sa défense, il s'était retrouvé au moment endroit au mauvais moment. L'Association des arbitres slovènes n'a jamais ouvert une procédure à son encontre.
Ce malheureux épisode n'a pas mis en péril son ascension vers le sommet de l'arbitrage. Son nom figure sur la feuille de match de la finale de Ligue des Champions en 2024 (Real Madrid-Borussia Dortmund) ou sur celle de la finale de l'Europa League en 2022. Au moment de monter sur la pelouse du MetLife à New-York, le Slovène se souviendra de ses premiers pas sur un terrain de football à Maribor, la deuxième plus grande ville de Slovénie. Il n'a jamais cherché à devenir un grand joueur de football. Sa passion du ballon rond n'est dictée que par son plaisir de s'assurer que le jeu se déroule sans problème. En 2000, il lance sa carrière en arbitrant des matchs régionaux. Sept ans plus tard, il atteint l'échelon national (PrvaLiga).
À nouveau, il fait l'unanimité. La Fifa l'attire dans son giron et lui donne l'écusson d'arbitre international à 30 ans. Il vit son baptême lors de l'Euro 2012 en tant qu'assistant. Les joueurs le décrivent comme un arbitre calme, pédagogique et doué dans sa communication. Dimanche, sa mission sera d'être si brillant que personne ne parle de lui au coup de sifflet final. Le grand paradoxe des arbitres. Chaque referee qualifié pour la Coupe du monde a perçu un salaire de 86600 euros. Selon une étude du journal The Time, il repartira des USA avec un chèque total de 136 000 euros.