Cédric Charlier : "Les cartes jaunes tombent toujours plus en début de saison"
L'ancien Red Lion ne pense pas que le fair-play se perd.

- Publié le 21-09-2025 à 09h00
- Mis à jour le 21-09-2025 à 09h33

Le Racing n'a pas manqué son début de saison. Après deux partages à Uccle Sport et au Watducks, les Ucclois ont battu en fin de match le Beerschot. Dimanche, les protégés de Thibault Cornillie passent un test très intéressant face à une autre équipe en reconstruction, l'Herakles.
Du haut de ses 37 ans, Cédric Charlier ne compte plus ses duels contre les Lierrois. Victime d'une petite déchirure au mollet lors de la première journée de championnat, il ronge son frein pour les trois prochains matchs encore. Du bord du terrain, il a eu le temps d'observer la cuvée 2025-2026 du Racing. Son club doit apprendre à vivre sans Jérôme Truyens et Jérémy Gucassoff, deux icônes du dernier titre en 2022.
"Je garde un bon feeling en voyant ce groupe", dit l'ancien champion du monde, olympique et d'Europe. "Nous avons gagné en qualité par rapport à l'an passé. Nous avons trois renforts français qui apportent une grosse plus-value. Nous avons aussi accueilli Elliot Van Strydonck qu'on ne présente plus. Il amène la sérénité à l'arrière. Les jeunes ont pris un an de plus. Nous créons une chouette osmose."
De là à placer le Racing dans la cour de Gand, du Watducks ou encore du Braxgata, il y a un pas qu'on ne franchit plus au Racing depuis deux ans. Les Rats, à l'image de leur tribune historique, sont en phase de construction. Thibault Cornillie place les fondations d'une équipe qui visera plus haut dans quelques années. "Notre groupe est bien balancé, reprend Cédric Charlier. Nous voulons embêter toutes les équipes. Nous devrions être dans le train qui n'est pas loin du play-off. Nous avons envie d'être candidats. Franchement, nous n'avons pas mis un objectif chiffré. Nous voulons mettre beaucoup de points en place dont l'intégration des plus jeunes."
Depuis deux ans, la Carlsberg 0.0 Hockey League touche des sommets en termes d'intensité. Jusqu'à huit clubs ont lutté avec une ambition légitime pour le titre. Cette année, il n'en reste plus que cinq même si seule la réalité du terrain comptera. "Moi, je vois que le niveau est de plus en plus homogène. Je vois de la qualité à tous les étages. Le top n'est pas moins fort. Le subtop et le bas progressent."
Lors de la troisième journée, dimanche dernier, dix cartes jaunes ont été brandies. Avec la sagesse d'un vieux Sioux, Cédric Charlier n'estime pas que les joueurs sont moins respectueux des arbitres ou que les valeurs du hockey soient mises à mal. "Chaque année, nous assistons à ce même phénomène. Les cartes jaunes tombent plus en début qu'en fin de championnat. Je vois deux raisons. Les arbitres ont reçu des consignes en termes de sévérité par rapport à un geste d'humeur. Les joueurs ne se sont pas encore adaptés. Il reste de nombreuses incompréhensions chez les joueurs, notamment en lien avec les flicks."
En un an, le Racing a été victime de deux scènes effroyables. La saison dernière, Jonathan Beckers prenait un sleep dans l'œil. Ses séquelles sont à vie. Cette saison, Elliot Van Strydonck a pris un sleep dans le visage. Il s'en sort avec une grosse frayeur. "Le règlement doit mieux protéger les joueurs. Si un joueur choisit de lever la balle (sleep, crashball,…), il pourrait prendre une carte jaune si sa balle est dangereuse. La sécurité doit primer."
Certaines équipes sont plus fair-play que d'autres, mais il en a toujours été ainsi. Je n'ai pas l'impression que la situation est pire qu'avant."
Les valeurs, aussi, doivent être rappelées au quotidien dès le plus jeune âge. "Moi, je trouve que le fair-play est correct. Certaines équipes sont plus fair-play que d'autres, mais il en a toujours été ainsi. Je n'ai pas l'impression que la situation est pire qu'avant. Nous ne sommes pas passés de 100 à 50 % de respect. Cela n'empêche pas de toujours viser de faire mieux."
Faire toujours mieux, tel pourrait être le leitmotiv des Red Lions aussi. De 2008 à 2024, Cédric Charlier a porté le maillot de l'équipe nationale à 381 reprises pour un total de 116 buts. Il a regardé de loin l'échec belge à l'Euro de Mönchengladbach. "Je n'étais ni sur place ni au cœur de l'équipe, souligne d'abord Cédric Charlier. Je n'ai aucun jugement sur ce qui s'est passé. J'ai vu les matchs. Il ne sert à rien de comparer avec la génération précédente. Nous avons mis 15 ans pour percer au plus haut niveau. L'équipe a fort changé. Les Lions doivent écrire leur histoire, mettre en place leur système, croire au process et être prêts à 100 % pour tout donner quitte à se faire mal."
Le programme des messieurs
Dimanche
15h Beerschot – Léopold, Pingouin – Watducks, Dragons – Uccle Sport, Herakles – Racing, Braxgata – Old Club, Gantoise – Orée
Le programme des dames
Dimanche
12h Dragons – Antwerp, Herakles – Racing, Victory – Léopold, Louvain – Watducks, Gantoise – Orée, Braxgata – Wellington.