Michiel Leysen, président de la fédé belge de rugby : "Nous pouvons dorénavant rivaliser avec les meilleures nations européennes"
Le patron du rugby belge dresse un premier bilan positif malgré les deux revers concédés au Portugal et contre la Roumanie lors du REC 2025.
- Publié le 09-02-2025 à 19h50
- Mis à jour le 09-02-2025 à 19h59

Samedi, au soir de la défaite logique face à la Roumanie (14-31), la déception était palpable sur les visages maculés de boue des Diables noirs. Malgré un "fighting" omniprésent et un "spirit" à nul autre pareil, les hommes de Laurent Dossat ont dû s'incliner contre un quinze plus rapide dans les enchaînements et très hargneux (parfois à la limite) sur les phases de conquête. Les Diables noirs n'ont pratiquement rien à se reprocher mais la logique implacable des chiffres du classement mondial avait livré son verdict à Lisbonne et à Mons même si face aux Lusitaniens, ils étaient passés très près d'un nouvel exploit.
Sur le bord du terrain, au coup de sifflet final, les mines étaient déconfites et peu de joueurs avaient le cœur à se livrer à chaud. Soutenant le groupe comme toujours, à l'instar des 5700 personnes qui garnissaient l'enceinte montoise, le président de la fédération belge Michiel Leysen analysait lucidement la situation, les progrès enregistrés depuis plus de deux ans et les perspectives à court terme.
"Quand j'ai pris la direction du rugby belge il y a un peu plus de deux ans, nous nous étions d'abord fixé une participation à la Coupe du monde 2031, précise d'emblée Michiel Leysen. C'était un objectif raisonnable au sortir d'une longue période de covid. Tout de monde a travaillé dur pour hausser le niveau de notre rugby. Le board, le staff, les joueurs, les bénévoles, tout le monde s'est retroussé les manches. La victoire contre le Portugal, l'an dernier au Tondreau, fut un premier déclic. Les appétits se sont aiguisés et nous avons revu nos ambitions à la hausse en visant la Coupe du monde 2027. Nous venions de franchir un nouveau cap vers le haut niveau. On pouvait sentir les premiers effets de la création de One Belgium Rugby (projet de travail commun entre les deux ligues et la fédération). Et puis l'occasion faisant le larron, c'était le bon moment de profiter de la nouvelle formule du Mondial (passage de 20 à 24 équipes et quatre qualifiés directs au sein du REC 2025)."
Il reste trois matchs importants
Le président n'avait de cesse de rester constructif et confiant quant aux chances des nôtres de continuer à produire un rugby solide au cours des prochaines semaines. "Bien sûr ce soir (lisez samedi), la Roumanie était plus forte. Il n'y a rien à dire mais nous avons prouvé au Portugal la semaine dernière et face aux Chênes que nous pouvions rivaliser avec les meilleures nations européennes. Face aux Roumains, nous avons emballé la rencontre, mené au score et proposé un combat physique de tous les instants. Ces deux nations sont mieux classées au ranking mondial et comptent une majorité de joueurs professionnels en leur sein. Hormis la Géorgie qui est toujours au-dessus du lot dans l'antichambre du Six Nations, la Belgique est dorénavant respectée aux quatre coins du Vieux Continent."
Après deux rencontres, les verdicts sont loin d'être figés. Dans ce REC 2025, la Belgique doit encore disputer trois rencontres. "Nous restons optimistes. Rien n'est joué, il reste trois matchs au cours des prochaines semaines dont un match capital dans une semaine en Allemagne pour prendre la troisième place de notre poule avant deux matchs de classement. Il faudra se remobiliser tout au long de la semaine. La cinquième place finale est clairement accessible et délivrera encore un ticket à l'automne prochain lors du tournoi de repêchages dans un lieu encore à déterminer", concluait Michiel Leysen.
Dimanche en début de soirée, le Portugal a largement battu l'Allemagne et, d'ores et déjà, validé son ticket pour la prochaine Coupe du monde. Au classement, avant de se rendre à Cassel, la Belgique occupe la troisième position devant le quinze teuton.