Jeux paralympiques : des sportifs belges de plus en plus pros mais pas tous en étant professionnels full time
Contrats, pension, sponsors… il existe plusieurs aides pour les athlètes paralympiques.
- Publié le 06-09-2024 à 17h28

On l'a annoncé quelques semaines avant les Jeux paralympiques : les médaillés belges recevront la même prime que ceux des Jeux olympiques. Michèle George, Léa Bayekula et Maxime Carabin sont donc assurés de recevoir 50 000 € pour leur médaille d'or. Un montant bien plus élevé qu'il y a trois ans mais qui ne sera pas doublé en cas de nouvelle médaille.
Une différence de traitement qui touche aussi de manière plus globale les rémunérations dans le monde paralympique. S'ils sont tous considérés comme des sportifs de haut niveau, ils ne sont pas tous professionnels à temps plein. Maxime Hordies, médaillé d'argent mercredi en para-cyclisme, est en partie pompier au central 112 et a mis entre parenthèses son boulot il y a neuf mois pour performer à Paris. Cinquième du triathlon, Wim De Paepe continue ses activités d'ostéopathe.

Des aides existent toutefois pour soutenir les athlètes. Les contrats Adeps existent aussi du côté handisport. Joachim Gérard, Michèle George, Wim De Paepe, Maxime Hordies et Maxime Carabin sont soutenus financièrement totalement ou en partie. "Comme pour les sportifs valides, ils sont attribués en fonction des résultats obtenus dont un top 3 ou une médaille aux Jeux", commence Sabrina Rys, directrice technique de la Ligue handisports francophone.
On va vers une meilleure rémunération mais ce n'est pas encore suffisant.
Tous ne sont pas soutenus par un tel revenu et ce n'est pas forcément parce qu'ils sont recalés. "Pour certains profils, d'autres aides existent qui sont plus intéressantes. De manière délibérée, ils ne sont donc pas demandeurs," poursuit la DT francophone présente à Paris. Les pensions d'invalidité par exemple peuvent parfois être plus rémunératrices, une somme qui est adaptée, réduite, dès qu'ils signent un contrat ou ont un boulot. "Les primes touchées à Paris ne sont pas reprises comme revenus professionnels", rassure Rys.
Pour des sportifs qui ont une logistique lourde à mettre en place pour les déplacements, d'autres aides existent. Un sportif comme Marc Ledoux est soutenu même s'il n'a plus de contrat. "La LHF est subsidiée et on reçoit du soutien de certaines provinces comme le Hainaut ou encore la communauté germanophone pour Tatyana Lebrun. On a aussi des partenaires comme Cap 48 ou Cap sur l'Or. Tout cela permet d'augmenter la manne budgétaire et de pouvoir prendre en charge des entraîneurs, des déplacements, des remboursements de kilomètres…, précise Sabrina. On va vers un mieux mais ce n'est pas suffisant encore. Nous ne sommes toutefois pas dans une situation inacceptable. Là où la différence avec les sportifs valides est plus grande, c'est surtout au niveau des sponsors, pas aussi présents chez nous. On a encore beaucoup de travail à faire pour faire comprendre que ce sont aussi des athlètes de haut niveau avec les mêmes besoins, même plus."