Le premier drame et les premières larmes belges à Roland-Garros: "C'est du tennis, pas du foot, je suis trempée"
Malgré deux balles de match et une magnifique remontada dans le super tie-break d'une rencontre disputée sous la pluie, Sofia Costoulas a vu son premier parcours à Roland-Garros se terminer.
- Publié le 22-05-2025 à 09h36

Les premières larmes belges ont coulé à Roland-Garros. Elles ont perlé sur les joues de Sofia Costoulas (20 ans) éliminée au deuxième tour des qualifications face à la Serbe Lola Radivojevic (WTA 185) au terme d'un thriller 6-1, 3-6, 7-6 (11/9) disputé sous la pluie.
"Je suis super triste, c'est vraiment dommage de perdre un tel match, comme cela, expliqua l'ancien finaliste de l'Australian Open juniors qui disputait pour la première fois de sa carrière les qualifications d'un Grand Chelem. Je me suis battue après un premier set compliqué. À la fin, c'est dommage que la pièce ne tombe pas de mon côté."
Dans des conditions difficiles avec la pluie qui tombait sous la forme d'un crachin, un sol devenu glissant et des balles lourdes, notre compatriote a dû courber l'échine.
"Oui, c'était très dur pour moi, comme je ne suis pas la plus grande, la plus puissante, c'était dur de mettre quelque chose dans les balles quand les conditions sont aussi lourdes, poursuivait notre compatriote qui a hérité de deux balles de match à 5-4 dans le 3e set sur le service adverse avant d'en sauver cinq dans le super tie-break décisif (9-4 à 9-9). J'avais l'impression que c'était un peu plus facile pour elle. À la fin, c'était dur de trouver de la longueur et les bonnes trajectoires dans mes coups. Je crois qu'on a joué les deux derniers sets dans la pluie. Je ne savais pas que c'était comme ça sur un Grand Chelem. Au final, je vais retenir ma première victoire sur un Majeur et essayer de revenir encore plus forte."
Est-ce que c'était dangereux? Parfois j'ai glissé..."
À la question de savoir si le match aurait pu être arrêté, Sofia Costoulas donna clairement son avis. "Honnêtement, sur un ITF, je ne sais pas si le jeu se serait poursuivi. C'était quand même très glissant, surtout à la fin. Regardez, je suis complètement trempée, mes chaussures sont percées, ce n'est pas un match de foot, c'est du tennis. Nos équipements ne sont pas faits pour ça. Les balles étaient mouillées, moi je suis mouillée, donc ce n'est pas facile. Mais je ne cherche pas d'excuses, c'était la même chose pour les deux joueuses. Est-ce que c'était dangereux ? Oui, j'ai glissé parfois."
La remarque d'un membre du personnel d'entretien des courts en disait d'ailleurs beaucoup : "Tous les courts où les matchs sont terminés sont maintenant bâchés. On va avoir du travail sur les courts 10 et 11 où les rencontres se sont éternisées."