Alexander Blockx, la troisième pépite belge qui est promise à un avenir radieux
Alexander Blockx a signé son retour dans le top 100 et s'affiche au côté des meilleurs joueurs de sa génération avec un potentiel très prometteur.
- Publié le 24-02-2026 à 15h24

Ses temps de passage ne sont pas ceux des extraterrestres de la planète tennis. Mais ils se situent dans la moyenne haute voire très haute. À un endroit qui laisse présager un avenir radieux. À 20 ans, Alexander Blockx a atteint, ce lundi, suite à sa finale sur le Challenger de Lille, le meilleur ranking de sa carrière : 94e mondial. Comparé à la référence belge, David Goffin, l'Anversois est en avance de quelques mois puisque le Liégeois n'entra dans le top 100 qu'à 21 ans et demi après son huitième de finale contre Roger Federer à Roland-Garros en 2012.
Mais ce qui est intéressant, c'est de voir à quel niveau se situe notre compatriote par rapport à la concurrence actuelle. Et là aussi, les feux sont au vert. Si on regarde les classements ATP U21, sa catégorie, mais aussi ceux qui comprennent les générations 2004 (U22) et 2003 (U23), Alexander est bien positionné dans le top mondial passant du 4e au 11e rang (voir infographie) selon la classe d'âge sélectionnée.
Interrogé à Lille, après la défaite de son poulain contre Luca Van Assche, Ruben Bemelmans, qui partage la gestion du grand (1m94) droitier avec Philippe Cassiers, ne cachait pas les ambitions réalistes et ambitieuses qui peuvent naître par rapport à l'Anversois.

Ruben, comment jugez-vous l'évolution d'Alexander ces derniers mois ?
Il a bien progressé en 2025. Au début de l'année, son jeu agressif vers l'avant n'était pas encore là. Il était, et est toujours, hyper solide et rapide pour sa taille, mais il ne créait pas assez de choses dans son jeu. Et là, avec son service et son coup droit, il a maintenant de très bonnes armes, il a fortement progressé. Et il peut encore s'améliorer dans pas mal de domaines.

Sur quoi avez-vous travaillé spécifiquement pour 2026 ?
En décembre, on a mis le focus sur son revers, parce que c'était un point faible. Aujourd'hui, je pense qu'il n'a plus de points vraiment faibles. On a aussi changé un peu sa façon de jouer. Les balles courtes, il doit les attaquer avec ses jambes, avant il ne le faisait pas, il laissait redescendre la balle. Voilà deux secteurs où il devait progresser. Et il l'a fait.
Comme Zizou et Raf, il peut s'installer dans le top 40."
Les connaisseurs évoquent souvent un grand potentiel chez Alexander, jusqu'où peut-il aller ?
C'est difficile de mettre un chiffre, de donner un ranking. Mais il possède le potentiel pour aller en deuxième semaine des Grands Chelems. Bien évidemment, il faut encore lui laisser un peu de temps, parce qu'il n'a que 20 ans. On prendra tout ce qui vient le plus tôt possible mais on doit continuer à bien travailler.

L'Anversois est dans le top 4 mondial des joueurs de son année ou plus jeunes, peut-on se fier à ce classement ? Dit-il quelque chose ?
On peut s'y fier, même si cela ne dit pas tout. On parle ici du classement respectable. Ce n'est pas comme un ranking U16. Là, il y a encore tellement de travail à réaliser et d'étapes à passer. Ici, il est déjà top 100 et top 5 des joueurs de son année. Ce sont de vraies références. S'il continue à progresser, il connaîtra de chouettes expériences dans le futur.
Alexander reste calme même quand cela ne va pas."
Des joueurs qui possèdent un bon tennis, il y en a des dizaines. Au plus haut niveau, la différence se fait aussi mentalement. Comment est-il dans ce domaine ?
Il est très fort. Alexander reste très calme, même quand cela ne va pas, il continue à chercher des solutions pour s'améliorer. C'est un très grand atout. Après ses rencontres, il est demandeur d'informations sur ce qui a été ou pas.
Ces dernières années, David Goffin a souvent été le seul représentant belge au plus haut niveau. Ici, ils sont trois avec Zizou Bergs et Raphaël Collignon en plus d'Alexander. Est-ce un avantage ?
C'est une très bonne chose. Je peux comparer à ma génération, quand il y avait avec moi, David Goffin et Steve Darcis ou avant avec Xavier Malisse, les frères Rochus et Kristof Vliegen. Les relations étaient bonnes mais une compétition interne aux Belges naît naturellement. On se poussait vers le haut et c'est vrai aujourd'hui avec Zizou, Raphaël et Alexander. Sur les tournois, c'est plus chouette que d'être seul. On va manger ensemble le soir, on passe du temps ensemble et on programme des entraînements en commun. Vous savez, ils ont tous les trois un potentiel top 40.