Affaire Cools: rappel des faits
- Publié le 18-03-2002 à 00h00

Alain Van der Biest était dans l'attente d'une décision de la chambre des mises en accusation de Liège qui devait décider ou non de le renvoyer devant la cour d'assises dans le cadre de l'assassinat de l'ancien ministre wallon André Cools, à l'instar de huit autres inculpés.
L'ancien ministre avait toujours nié toute implication dans l'assassinat de Cools.
Le ministère public avait réclamé le renvoi devant la cour d'assises de neuf inculpés: Alain Van der Biest, Richard Taxquet, Pino Di Mauro, Mauro de Santis, Carlo Todarello, Silvio de Benedictis, Iachimo Contrino, Cosimo Solazzo et Domenico Castellino.
Une dixième personne, Ljubab Gavaric, avait été relaxé pour cause de grand âge. Avec la disparition subite d'Alain Van der Biest, il n'y aura plus que huit personnes poursuivies dans le cadre de l'affaire Cools.
Selon le ministère public, Alain Van der Biest aurait été le "cerveau" du complot contre André Cools, qui menaçait sa carrière politique. L'ancien ministre wallon a toujours clamé son innocence et nié toute implication dans un complot supposé.
Alain Van der Biest avait été incarcéré à deux reprises à la prison de Lantin pour de courtes périodes: une première fois de septembre 96 au 2 janvier 1997 et une seconde fois du 10 décembre 2001 au 13 décembre 2001.
Actuellement, seuls les tueurs, qui ont reconnu les faits, ont été condamnés par une cour criminelle de Tunis (Tunisie) à 20 ans de prison en juin 1998. Le tireur a été formellement reconnu par la compagne de Cools, seul témoin oculaire du drame.
Si les exécutants ont été identifiés et condamnés, le flou subsite toujours sur le mobile et les commanditaires. De 1991, date de l'assassinat à 1996, l'enquête a "patiné" jusqu'à l'avènement d'un témoin anonyme.
Déjà, en 1992, le nom d'Alain Van der Biest avait été cité dans l'affaire Cools. Carlo Todarello accusait l'ancien ministre d'être le commanditaire. Mais il fallut attendre 1996 et les révélations d'un témoin anonyme pour que l'enquête démarre réellement.
Le témoignage anonyme citait Alain Van der Biest comme étant le commanditaire du crime. Il évoquait aussi les noms de Cosimo Solazzo, Carlo Todarello et Richard Taxquet, "Mimo" et Calogero Todaro. Pour le témoin, l'assassinat avait été fomenté dès 1990 car "André Cools gênait trop de monde".
Ces déclarations avaient débouché sur les arrestations -entre septembre 1996 et avril 1997- de l'ancien ministre régional Alain Van der Biest, de son ex-secrétaire particulier Richard Taxquet, de son ancien chauffeur Pino Di Mauro, de l'oncle par alliance de Taxquet, Carlo Todarello (qui avait d'ailleurs fait des déclarations similaires à celles du témoin anonyme en 1992), du patron d'une société de nettoyage en contact avec la Région wallonne, Cosimo Solazzo, de Iachino Contrino, de Mimo Castellino, de Silvio De Benedictis et de Mauro De Santis.
