Un socialiste dans la tourmente
- Publié le 18-03-2002 à 00h00
A côté du dossier Cools, Alain Van der Biest avait été impliqué dans deux affaires datant du début des années '90 : l'affaire des titres volés et un dossier d'irrégularités à la Région wallonne couplé à un contrat litigieux avec le Centre d'excellence pour une étude sur l'eau wallonne.
En juin 2000, l'ancien ministre avait été condamné par la Cour d'appel de Bruxelles à un an de prison avec sursis et à 45.000 francs d'amende (1.125 euros) pour faux et détournements opérés à son cabinet alors qu'il était ministre wallon des Affaires intérieures et des Travaux publics de 1990 à début 1992. Certains détournements avaient été réalisés dans un but d'enrichissement personnel de l'ancien bourgmestre de Grâce-Hollogne. Il avait introduit un pourvoi en cassation contre cette décision qui avait été rejeté, suivi d'un recours devant la Cour européenne de Strasbourg.
Parallèlement à ce dossier, des fraudes avaient été relevées dans l'élaboration d'une convention - partiellement fausse - entre la Région wallonne et le Centre d'Excellence, société des époux Uhoda, censée réaliser une enquête sur l'eau en Wallonie. L'argent de cette convention avait servi à alimenter la campagne électorale du ministre en 1991.
Concernant, l'épais dossier des titres volés, Alain Van der Best, soupçonné d'être impliqué dans ces vols, avait bénéficié d'un non-lieu en 1996.
Ce dossier comprenait deux vastes volets. Le premier baptisé "Zaventem" avait trait à la disparition en septembre 1991 d'un colis postal contenant des titres d'une valeur de 23 millions de francs (575.000 euros) et à leur négociation à Vaduz (Liechtenstein).
Le second volet, "titres belges", visait la négociation de titres à des particuliers de la région liégeoise dans les années 1988-91. (BELGA)
