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Même en Flandre, la viande peut être un sujet politiquement sensible

Une campagne visant à inciter les Flamands à manger des protéines végétales plutôt qu'animales a été lancée cette semaine. Elle est organisée par le ministre de l'Agriculture Jo Brouns qui, 3 mois plus tôt, avait déclaré son amour pour la viande.

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Le gouvernement flamand a lancé cette semaine une campagne pour inciter les Flamands à manger plus de protéines d'origine végétale et de réduire, proportionnellement, leur consommation de viande.

Tout bien pesé, l'alimentation est un thème majeur du débat politique. Nos sociétés occidentales l'avaient un peu oublié car elles avaient réussi, au sortir de la seconde guerre mondiale, à se débarrasser du spectre de la famine qui les hantait depuis de nombreux siècles. Mais la nourriture est bel et bien revenue au cœur des préoccupations politiques. Au moins pour deux raisons. D'abord parce que la limitation des dépenses de santé est devenue un objectif prioritaire sous le poids des dettes publiques et du vieillissement de la population. Ensuite parce que la lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation des ressources naturelles a poussé les sociétés à réinterroger leur façon de se nourrir. Un débat qui, comme de nombreux autres débats sur la scène politique, ne se fait pas sans frictions idéologiques ni a priori culturels.

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