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Comment les francophones se font trop souvent berner lors des négociations politiques

Tandis que les négociations pour la formation d'une majorité "Arizona" reprennent cette semaine sous la direction du formateur et nationaliste flamand Bart De Wever, la journaliste Nicole Burette sort un livre, sorte de manuel de la négociation politique en Belgique. Outre les stratégies de "prise de pouvoir" de la Flandre qu'elle décortique, l'intéressée exhorte les francophones, victimes de leur passivité, à un sursaut… À commencer à la table des "négos".

Comment les francophones se font trop souvent berner lors des négociations politiques

Se présenter unis et en rang ordonné, maîtriser la langue de son interlocuteur, sortir des arguments en béton, soumettre des propositions chiffrées élaborées avec des spécialistes de tout poil, s'appuyer sur l'expertise des centres d'étude des partis, ne plus être attentistes en laissant l'initiative à la Flandre, se battre bec et ongles pour Bruxelles, la capitale, bien plus qu'un symbole pour les francophones… C'est une mine de conseils et de précieux rappels dont les négociateurs politiques du pays, singulièrement francophones, seraient bien inspirés de s'imprégner avant de replonger la tête la première dans le dur des négociations fédérales. Avec son livre "Voor het nederlands, druk één ! Pour le français, tapez deux…" (Couleur livres, 226 p., 23 euros), sorte de manuel à l'usage de nos décideurs, la journaliste retraitée Nicole Burette frappe fort et au bon moment.

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