Elections 2024 : quels partis francophones sont prêts à gouverner avec la N-VA ?

Le bourgmestre d'Anvers a relevé la semaine dernière qu'il espérait former un "mini-cabinet" fédéral au lendemain des élections de dimanche, afin de négocier un confédéralisme et mener des réformes socio-économiques.

N-VA chairman Bart De Wever delivers a speech at the family day of Flemish nationalist party N-VA at animal park Planckendael, in Muizen, Sunday 02 June 2024, one week before the elections. The elections for the European Parliament, Chamber of Representatives and Regional and Community Parliaments will be held on Sunday 9 June 2024.
BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Quels partis francophones sont prêts à gouverner avec la N-VA ?

Les partis francophones sont divisés sur l'éventualité de gouverner avec la N-VA. Pour Ecolo, c'est un " non " catégorique, a répété ces derniers jours son co-président Jean-Marc Nollet dans ses interviews et en débat. Interpellé à ce sujet mardi sur le plateau de Duel (RTBF) et dans l'interview matinale de Bel RTL mercredi, Maxime Prévot, des Engagés, souligne que, même si ce n'est pas " le premier choix ", " la mathématique imposera peut-être de travailler avec la N-VA ".

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Ecolo

" Nous sommes le meilleur rempart contre la N-VA ", répète Jean-Marc Nollet. " Tout nous oppose : ils veulent la fin de la Belgique, ils veulent une pause dans la lutte pour le climat. Soit c'est la N-VA, soit ce sont les écologistes. Voter Ecolo, voter Groen, c'est voter contre la N-VA. "

Les Engagés

L'idée de gouverner avec le parti de Bart De Wever n'est pas non plus le " premier choix " des Engagés, qui se montrent toutefois moins catégoriques. " Ce n'est pas ce dont je rêve ", précise Maxime Prévot. " Si on a la capacité sans (eux), tant mieux. Mais la mathématique imposera peut-être de travailler avec la N-VA. Je veux être honnête avec les électeurs. "

Le bourgmestre d'Anvers a relevé la semaine dernière qu'il espérait former un " mini-cabinet " fédéral au lendemain des élections de dimanche, afin de négocier un confédéralisme et mener des réformes socio-économiques. Il en serait le Premier ministre. Dans le cas contraire, la N-VA choisirait l'opposition, a averti Bart De Wever. " Je suis le seul en qui j'ai confiance pour être Premier ministre. "

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Mardi soir sur le plateau de la VRT, l'actuel Premier ministre Alexander de Croo (Open VLD) a qualifié de " logique " que le premier parti d'une coalition en fournisse le premier ministre. Dans l'éventualité d'une alliance avec la N-VA, ce serait donc Bart De Wever, selon De Croo, " mais pas pour immobiliser le pays ". Le libéral plébiscite, de son côté, une union des partis de centre-droite, sans réforme de l'Etat.

MR

Du côté des libéraux francophones, le président du MR, Georges-Louis Bouchez n'a pas fermé la porte à une réforme de l'Etat qui viserait à rendre le pays plus " efficace ". Des propos que Bart De Wever interprète comme une " main tendue " du MR.

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PS

Les socialistes, en revanche, veulent dresser un " front de résistance " face aux nationalistes. " La N-VA avec ses alliés du MR n'attend qu'une chose : faire des économies dans les soins de santé ", a encore martelé, samedi, le président du PS, Paul Magnette, s'inquiétant de la perspective de voir Bart De Wever devenir Premier ministre. Il a paraphrasé les termes utilisés par Bart De Wever dans une interview : " s'il devient Premier ministre, un tsunami de malheurs s'abattra sur la Belgique. Nous, socialistes, nous ne laisserons pas faire ".

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