Elections 2024 : quels partis francophones sont prêts à gouverner avec la N-VA ?
Le bourgmestre d'Anvers a relevé la semaine dernière qu'il espérait former un "mini-cabinet" fédéral au lendemain des élections de dimanche, afin de négocier un confédéralisme et mener des réformes socio-économiques.

- Publié le 05-06-2024 à 10h51

Les partis francophones sont divisés sur l'éventualité de gouverner avec la N-VA. Pour Ecolo, c'est un " non " catégorique, a répété ces derniers jours son co-président Jean-Marc Nollet dans ses interviews et en débat. Interpellé à ce sujet mardi sur le plateau de Duel (RTBF) et dans l'interview matinale de Bel RTL mercredi, Maxime Prévot, des Engagés, souligne que, même si ce n'est pas " le premier choix ", " la mathématique imposera peut-être de travailler avec la N-VA ".
Ecolo
" Nous sommes le meilleur rempart contre la N-VA ", répète Jean-Marc Nollet. " Tout nous oppose : ils veulent la fin de la Belgique, ils veulent une pause dans la lutte pour le climat. Soit c'est la N-VA, soit ce sont les écologistes. Voter Ecolo, voter Groen, c'est voter contre la N-VA. "
Les Engagés
L'idée de gouverner avec le parti de Bart De Wever n'est pas non plus le " premier choix " des Engagés, qui se montrent toutefois moins catégoriques. " Ce n'est pas ce dont je rêve ", précise Maxime Prévot. " Si on a la capacité sans (eux), tant mieux. Mais la mathématique imposera peut-être de travailler avec la N-VA. Je veux être honnête avec les électeurs. "
Le bourgmestre d'Anvers a relevé la semaine dernière qu'il espérait former un " mini-cabinet " fédéral au lendemain des élections de dimanche, afin de négocier un confédéralisme et mener des réformes socio-économiques. Il en serait le Premier ministre. Dans le cas contraire, la N-VA choisirait l'opposition, a averti Bart De Wever. " Je suis le seul en qui j'ai confiance pour être Premier ministre. "
Mardi soir sur le plateau de la VRT, l'actuel Premier ministre Alexander de Croo (Open VLD) a qualifié de " logique " que le premier parti d'une coalition en fournisse le premier ministre. Dans l'éventualité d'une alliance avec la N-VA, ce serait donc Bart De Wever, selon De Croo, " mais pas pour immobiliser le pays ". Le libéral plébiscite, de son côté, une union des partis de centre-droite, sans réforme de l'Etat.
MR
Du côté des libéraux francophones, le président du MR, Georges-Louis Bouchez n'a pas fermé la porte à une réforme de l'Etat qui viserait à rendre le pays plus " efficace ". Des propos que Bart De Wever interprète comme une " main tendue " du MR.
PS
Les socialistes, en revanche, veulent dresser un " front de résistance " face aux nationalistes. " La N-VA avec ses alliés du MR n'attend qu'une chose : faire des économies dans les soins de santé ", a encore martelé, samedi, le président du PS, Paul Magnette, s'inquiétant de la perspective de voir Bart De Wever devenir Premier ministre. Il a paraphrasé les termes utilisés par Bart De Wever dans une interview : " s'il devient Premier ministre, un tsunami de malheurs s'abattra sur la Belgique. Nous, socialistes, nous ne laisserons pas faire ".
