Le formateur Bart De Wever attendu au Palais jeudi à 11h15
Le Roi recevra jeudi le formateur Bart De Wever pour un nouveau rapport de sa mission. Il s'agira de la deuxième audience intermédiaire pour le président de la N-VA depuis sa remise en selle le 2 septembre dernier.

- Publié le 16-10-2024 à 11h14
- Mis à jour le 16-10-2024 à 17h44

Depuis lors, les négociations se déroulent à la vitesse d'un omnibus et non plus d'un TGV, selon la métaphore ferroviaire utilisée par Bart De Wever.
La tenue des élections communales et provinciales dimanche a également ralenti le processus. Maintenant que celles-ci ont eu lieu, le rythme devrait reprendre de manière soutenue.
Les négociateurs principaux de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V se sont retrouvés mercredi à 12h30 pour une première réunion. Elle a été consacrée à la méthode de travail pour les semaines à venir.
Personne n'a fait de commentaire à l'entrée de la réunion, à l'exception du président du CD&V, Sammy Mahdi.
"Le but aujourd'hui est de fixer l'agenda des jours à venir", a-t-il expliqué. "Il y a toujours beaucoup de pain sur la planche. Il est important que l'on accélère le rythme et que l'on augmente le tempo. J'espère que l'on aboutira vite".
Les échéances se rapprochent. Le formateur veut aboutir à un accord à la mi-novembre de manière à déposer un projet de budget au parlement avant la fin de l'année et lancer les réformes annoncées dès l'année prochaine.
"Pour nous c'est important d'avoir un gouvernement avant la fin de l'année et qu'on lance les réformes nécessaires au niveau du marché de l'emploi, de la fiscalité, de la sécurité. Maintenant que la page des élections est tournée, les grosses négociations doivent commencer. Si on veut faire en sorte de ne pas perdre une année, on doit avoir un accord avant la fin de cette année", a expliqué M. Mahdi.
Dès jeudi, les travaux vont s'intensifier, a-t-on assuré à bonne source, en commençant par les notes thématiques. Lorsque M. De Wever a repris la formation, il a été convenu de se consacrer d'abord à la douzaine de groupes de travail dédiés à des matières particulières, hors fiscalité et emploi (énergie, mobilité, justice, sécurité, défense, relations extérieures, etc.). Durant les semaines écoulées, les divers représentants des cinq partis ont passé en revue les milliers d'amendements aux notes de départ fournies par la N-VA. Ceux-ci ont été réduits à quelque 200, indiquait-on la semaine passée. Dans certains d'entre eux, les travaux ont bien progressé, dans d'autres, ils sont moins avancés, voire ont calé comme en matière d'immigration où les propositions de la N-VA passent mal voire sont catégoriquement rejetées par certains partenaires.
Une nouvelle réunion plénière est prévue la semaine prochaine entre les présidents. Des négociations suivront en "groupe central" (soit les négociateurs principaux de chaque parti) pour trancher les points de divergence qui subsistent.
Quid du budget et d'une nouvelle "super note" qui contient les réformes à mener en matière d'emploi, de fiscalité et de pensions? Son rejet le 22 août avait entraîné l'échec de la première mission de formation de M. De Wever. "Les questions de méthode ont été précisées, de même que les enjeux liés au calendrier budgétaire", a-t-on indiqué, sans autre précision.
