La baisse de la natalité à Bruxelles va-t-elle faciliter l'inscription en première secondaire ?
Selon des chiffres avancés par l'Institut bruxellois de Statistique et d'Analyse (IBSA), le nombre d'enfants et d'adolescents en âge de fréquenter les écoles primaire et secondaire devrait connaître une forte baisse d'ici 2034. Cette future tendance démographique permettrait-elle de faire baisser le stress des parents au moment d'inscrire leur enfant en secondaires ?

- Publié le 19-06-2025 à 14h54

Selon les projections de l'IBSA, le nombre d'enfants en âge de fréquenter l'école primaire et l'école secondaire va diminuer dans toutes les communes bruxelloises. On s'attend à une baisse de 6 % d'enfants âgés de 3 à 5 ans, de 20 % de jeunes entre 6 et 11 ans (soit 19 000 élèves en âge de fréquenter le primaire) et de 12 % d'adolescents de 12 à 17 ans (soit 11 000 élèves en âge de fréquenter le secondaire).
De quoi soulager la phase – délicate – des inscriptions en première secondaire ? Aujourd'hui, ce processus est réglementé par le décret "Inscription" en Fédération Wallonie-Bruxelles, qui a pour objectif de régler l'attribution des places en première secondaire dans les écoles via l'application de critères objectifs, notamment en cas de manque de places disponibles. Depuis 20 ans au moins, un certain nombre d'élèves ne parviennent pas à trouver une place dans l'école de leur choix, quand ils en trouvent une.
Moins de pression sur les écoles les plus "prisées" ?
Une baisse de la natalité à Bruxelles permettrait-elle d'alléger la pression émise sur certaines écoles plus "prisées" ? Oui, répond l'Administration générale de l'Enseignement (AGE). "La possibilité d'inscription dans une école dépend avant tout du nombre de places déclarées et du nombre de demandes reçues par celle-ci. Une diminution de la natalité peut donc alléger la situation d'inscription. D'ailleurs, si la situation reste tendue en Région de Bruxelles-Capitale, on constate une diminution progressive de la tension dans certaines zones depuis 2 ans", confirme l'Administration.
Cette "diminution de tension" s'illustrerait par le fait que certaines écoles habituellement complètes pourraient ne plus l'être, ou du moins se retrouver avec une liste d'attente moins importante. L'AGE nuance toutefois : "Même si le taux de natalité diminue, il est impossible d'anticiper le choix des écoles posé par les parents. Si les parents se dirigent vers les mêmes écoles qui ne disposent pas suffisamment de places pour satisfaire la demande, il y aura toujours besoin de départager ces élèves".
Quelque 1 125 places disponibles
Plus concrètement, les données de l'Administration indiquent qu'il reste aujourd'hui 1 125 places disponibles en première secondaire à Bruxelles, pour 651 élèves sur liste d'attente. Une disparité qui s'explique par le fait que certains parents préfèrent encore attendre avant de procéder à une inscription dans une école qui dispose de places, tandis que d'autres estiment que les places proposées ne répondent pas à leurs attentes.