"Prendre systématiquement en compte la moyenne générale par discipline" : voici les balises envoyées par WBE aux écoles pour les épreuves externes
Le pouvoir organisateur (PO) des établissements officiels s'organise pour établir et harmoniser un cadre plus précis dans les écoles à l'approche des CEB, CE1D et CESS.

- Publié le 10-06-2026 à 17h31
- Mis à jour le 10-06-2026 à 17h34

Ces derniers jours, un nouveau bras de fer est entamé entre la ministre de l'Enseignement, Valérie Glatigny (MR), les syndicats et les enseignants. Au cœur des tensions, la tenue des épreuves externes certificatives (CEB, CE1D et CESS), qui doivent débuter le 18 juin. À l'inverse des examens dits "internes", l'organisation de ces épreuves est obligatoire, comme l'a encore martelé la ministre mardi.
Un assouplissement en cas de "situations exceptionnelles"
Valérie Glatigny a par ailleurs rappelé que le cadre juridique prévoit déjà un assouplissement, "y compris dans l'hypothèse où certaines épreuves externes seraient perturbées" ou en cas de "situations exceptionnelles". Dans ce cas, le conseil de classe conserve la possibilité de statuer sur la réussite ou non des élèves à l'épreuve.
Faute de plus de précisions pratiques de la part du gouvernement, les pouvoirs organisateurs (PO) s'organisent pour établir et harmoniser un cadre plus précis dans leurs écoles. C'est notamment le cas de WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement), le pouvoir organisateur de tous les établissements scolaires qui dépendent directement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Faire valoir l'intérêt des élèves
Dans une communication envoyée à ses établissements, WBE rappelle que sa position est claire depuis le début de la mobilisation. "Si nous ne remettons pas en cause le droit des collègues et des équipes d'exprimer leur désaccord, dans la limite de la légalité et le respect du cadre réglementaire et des statuts, nous demandons aux établissements de faire toujours prévaloir l'intérêt des élèves. Il en va de même pour les épreuves externes certificatives", fait valoir le PO.
Le pouvoir organisateur appelle ses écoles ayant été "fortement impactées par les mouvements de grève des dernières semaines" à suivre des balises communes. Y est notamment rappelée l'obligation d'organisation, de passation et de correction des épreuves externes certificatives.
Trois cas de figure
WBE invite cependant ses établissements à prendre en compte systématiquement, lors de la délibération, la moyenne générale obtenue par l'élève pour chaque discipline sur l'ensemble des trois périodes. "Si le résultat obtenu par l'élève à l'épreuve externe est supérieur à la moyenne de l'année, c'est ce dernier qui prévaut. Et si le résultat obtenu par l'élève à l'épreuve externe est inférieur à la moyenne de l'année, alors, c'est la moyenne de l'année qui prévaut. Enfin, si l'élève se trouve en position d'échec malgré tout, il revient au Conseil de délibération de se positionner, sur la base de tout élément concourant à l'analyse de la situation individuelle de l'élève", précise la communication.
Le pouvoir organisateur rappelle en dernier lieu que le Conseil de classe reste souverain et que ses décisions doivent être prises au bénéfice des élèves.