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Croquis de justice: l'argent qui brûle les doigts des Thénardier

Un couple a priori charitable a pris soin de Madeleine(*). Et surtout de son magot.

La zone de police de Mons/Quévy a rapidement retrouvé la trace du braqueur.
©Police Mons/Quévy

C'est une affaire qui est "remontée" via une dénonciation anonyme. Ce n'est pas très glorieux, mais les faits ne le sont pas davantage. Cela se passe dans un huis clos du Borinage. Une dame, récemment veuve, fait une chute. Hospitalisée puis placée dans une institution, elle est in fine recueillie par ses voisins (Alain et Françoise(*)). Un geste d'apparente solidarité qui va bien vite se transformer en abus de faiblesse. En effet, Madeleine(*), la voisine, souffre du syndrome de Korsakoff, une maladie neurodégénérative souvent due à un abus sévère d'alcool. Bref, Madeleine ne va pas bien du tout et trouve chez Alain et Françoise un peu de réconfort. Reste que les comptes en banque de la dame sont bien fournis et qu'elle possède sept immeubles. Alain et Françoise s'en rendent compte et puisent allégrement dans les économies de la voisine. Bref, sur la période infractionnelle d'une année, ce sont quelque 320 000 euros (!) qui se sont envolés. Rien que ça. On notera une fraude bancaire à hauteur de 199 000 euros, notamment dépensés pour une Mercedes à 36 000 euros. Mais, ce qui va bizarrement interpeller la présidente (davantage que la berline teutonne), c'est l'achat massif de lingerie fine. Visiblement pas pour Madeleine. À moins que… mais on en doute.

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