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La victime avait vécu "36 minutes d'enfer"

Les deux prévenus se retranchent derrière la drogue et invoquent l'absence de tout souvenir.

Le silence des prévenus ne joue pas en leur faveur.
Le silence des prévenus ne joue pas en leur faveur. ©Jean-Christophe Guillaume

Lorsque les policiers leur retirent les menottes pour qu'ils s'installent sur le banc des prévenus, Patryk et Maciej ont le visage fermé. Poursuivis pour vol avec violences et viol sur personne vulnérable, ils risquent gros. Et, d'entrée de jeu, à la première question, leur position est on ne peut plus claire.

"Je conteste tout : le vol et le viol. J'aimerais m'expliquer", dit le premier. "J'aurais peut-être pu voler, mais je ne me souviens pas car j'avais pris de la drogue", dit le second, dont les propos, comme pour son comparse, sont traduits vers le français.

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