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Un pilote de ligne conteste son licenciement pour faute grave : "C'est grâce à moi qu'il n'y a pas eu 160 morts !"

Croquis de justice : le tribunal du travail de Charleroi est appelé à trancher un litige entre une compagnie aérienne et le pilote qu'elle a viré après un atterrissage problématique.

Pilote d'avion dans le cockpit
Le pilote réclame des indemnités à la compagnie aérienne qui l'a licencié. ©Shutterstock

L'affaire qui occupe le tribunal du travail de Charleroi ce lundi débute il y a un an et demi. Fin mars 2022, une compagnie aérienne low cost procède au licenciement d'un de ses pilotes pour faute grave. Divers reproches lui sont adressés, tous liés à un atterrissage problématique trois semaines auparavant. Aujourd'hui, le pilote conteste le motif grave du licenciement et réclame des indemnités à son ex-employeur.

Mais que s'est-il passé exactement trois semaines plus tôt ? Ce jour-là, ce pilote – on l'appellera Koen – effectue la liaison entre Charleroi et une ville européenne. Son avocat, flamand mais qui s'exprime dans un excellent français devant le tribunal, donne sa version des faits. Comme le veut la tradition, Koen, en tant que commandant de bord, a laissé les manettes à son copilote pour le trajet aller. À l'approche de la destination finale, le ciel est dégagé, ce qui permet de voler à vue, sans instrument.

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