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Condamné par la justice à réduire la surpopulation carcérale, l'État belge n'a pas réagi : des astreintes colossales vont tomber

Pour la prison de Mons, à partir du 1er mars, ce sera 2 000 euros par jour et par détenu surnuméraire. Lundi, il y en avait 125 au-delà du dépassement autorisé. Soit une facture quotidienne de 250 000 euros…

On distingue la "fenêtre", à barreaux gris, de la cellule de Thomas, au dernier étage, à droite de la rosace. La photo a été prise d'une maison en face de la prison de Mons.
La population carcérale a encore gonflé à la prison de Mons, avec 150% de la capacité d'accueil. ©D. R.

La surpopulation carcérale entraîne une catastrophe humanitaire derrière les barreaux. Dans les prisons bondées, les besoins de base des personnes incarcérées ne sont plus assurés : nourriture insuffisante, douches intermittentes, attente interminable pour voir un médecin, sans parler d'un psy… Cette surpopulation entraîne aussi de très lourdes conséquences financières.

Un détenu coûte autour de 170 euros par jour (pour le logement, la nourriture, les soins, et la surveillance) dans les "anciennes" prisons. Dans les nouveaux établissements (Beveren, Termonde, Leuze-en-Hainaut, Marche et Haren), entrés en fonction à partir de 2014, la facture peut grimper à 220 euros par personne et par jour de détention.

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