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Une sexagénaire devant la justice : "La machette n'a jamais été brandie en direction des policiers"

Yvonne n'a – presque – rien contre la police, elle avait juste forcé sur la dive bouteille.

 Le tribunal s’est déclaré incompétent pour enregistrer l’aveu de faillite du gérant d’un bar qui s’est trompé d’adresse puisque ce débit de boissons se trouve à… Namur.
Yvonne n’a – presque – rien contre la police, elle avait juste forcé sur la dive bouteille. ©

Retour à la vie "normale" pour Monsieur l'huissier, qui a officié sur le procès de Paolo Falzone et s'en épanche auprès de la présidente, présente bien à l'avance : "C'est une expérience… que je ne voudrais plus revivre, mais c'est une expérience." La juge acquiesce et l'audience peut commencer par son lot de dossiers à la banalité ordinaire.

Giovanni (*) s'avance en bermuda et T-Shirt, la barbe bien taillée. En octobre dernier, il a bouté le feu à la voiture de sa tante, en pleine nuit. La raison ? Un différend qui les opposait sur le sort de la grand-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer. Le "hic" c'est que Giovanni n'est pas un inconnu des tribunaux et qu'il a effectué six mois de préventive pour cette affaire aussi banale que navrante. Même le ministère public ne charge pas trop la barque : "Il est en aveu, il avait consommé de l'alcool et du cannabis, il ne sait pas pourquoi il a fait ça. Il dit : 'J'ai pété un câble.' On venait de lui retirer son bracelet électronique et il avait des projets. Le problème, c'est son casier judiciaire. La tendance aurait été de réclamer une peine ferme mais je ne m'opposerais pas à un sursis probatoire aux conditions strictes."

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