Le plan de Bart De Wever pour remettre au travail les malades de longue durée
Le nombre de travailleurs en incapacité ne cesse d'augmenter en Belgique et cela coûte de plus en plus cher à l'État.
- Publié le 31-07-2024 à 14h51
- Mis à jour le 31-07-2024 à 16h48
Le nombre de travailleurs belges en arrêt maladie ne cesse d'augmenter en Belgique. Selon HLN, on recense actuellement un demi-million de Belges en invalidité depuis plus d'un an, ce qui a coûté environ 2,38 milliards d'euros à l'État en 2022 alors que 7,78 milliards d'euros ont été versés en allocations d'invalidité pour les malades de longue durée.
Le formateur Bart De Wever (N-VA) veut changer cela et a un plan que dévoile Het Laatste Nieuws. Pour ce faire, le leader de la N-VA compte impliquer ces cinq acteurs dans ce processus : les employeurs, les employés, les médecins, les mutuelles et les régions.
Concernant, les employeurs tout d'abord, Bart De Wever veut que les entreprises prennent des mesures pour que leurs employés tombent moins souvent malades. Ensuite, il leur demande de fournir un accompagnement et un programme de réintégration dès le premier jour de maladie, contre trois mois actuellement. De Wever veut également que les entreprises prennent le salaire de leurs employés malades à leur charge sur une plus longue période (un mois actuellement avant que la couverture ne passe à la caisse d'assurance maladie invalidité). De cette manière, il veut inciter encore plus les entreprises à remettre leurs employés malades au travail, étant donné que cela leur coûtera davantage d'argent.
De l'autre côté, Bart De Wever veut sanctionner plus durement les employés en invalidité et qui ne veulent pas coopérer à leur réintégration au sein de l'entreprise. Si les montants des sanctions ne sont pas définis, le formateur prévoit déjà une perte d'indemnités après six mois, en cas de non-respect des obligations administratives.
De plus, De Wever veut également revoir le caractère indéfini du salaire garanti qui permet aux travailleurs de toucher un salaire complet le premier mois d'un arrêt maladie.
Mais le plan du formateur ne s'arrête pas là. Après les employeurs et les travailleurs, De Wever veut également s'attaquer aux médecins qui prescrivent des certificats médicaux à tout va. Il veut ensuite instaurer un système dans lequel le médecin indique ce que le travailleur en invalidité peut encore faire à la place de le mettre systématiquement à l'arrêt complet.
Bart De Wever veut aussi s'attaquer aux mutuelles et ainsi réduire leur pouvoir, notamment dans le contrôle des employés en arrêt maladie. Le leader de la N-VA veut que ce rôle revienne à l'État.
Enfin, le formateur veut que les personnes en incapacité de longue durée mais qui sont jugées aptes à travailler après un contrôle, doivent s'inscrire au bureau de l'emploi de leur région (Forem, Actiris ou VDAB). Mais pour que ce point puisse être mis en place, il faudra également impliquer les régions.
