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Un quart des personnes qui retravaillent après un burn-out connaissent une rechute : "Les gens se sentent peu soutenus par leur hiérarchie"

Quelle est la trajectoire professionnelle des personnes en incapacité de longue durée pour cause de burn-out après leur retour au travail ? Une étude psychiatrique apporte un nouvel éclairage.

Travail
La majorité des personnes qui consultent pour un burnout sont des femmes. ©Copyright (c) 2019 fizkes/Shutterstock. No use without permission.

Que se passe-t-il après un burn-out ? Quelle est la trajectoire professionnelle des personnes en incapacité de longue durée après leur retour au travail ? C'est à ces questions que tente de répondre une étude pilote, soutenue financièrement par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) et menée par le psychiatre Patrick Mesters, la coach Anne-Cécile Massart et la statisticienne Céline Bugli.

Publiée en 2023, cette enquête a été menée sur 352 travailleurs. Ce sont tous des patients diagnostiqués en burn-out par un psychiatre, le Dr Mesters. Ces patients ont souffert d'un épuisement professionnel entre 2006 et 2018. C'est ce diagnostic qui a donné lieu à l'arrêt de travail. La durée moyenne de l'incapacité de travail est de 14,6 mois. Si les auteurs soulignent que la méthodologie utilisée ne permet pas de généraliser les résultats à l'ensemble de la population ayant connu un burn-out, les conclusions n'en sont pas moins intéressantes pour autant. Selon le Dr Mesters, il s'agit là de "la seule étude (au niveau national et international) portant sur une population de cette taille et venant du terrain, non académique". Du reste, l'échantillon (une majorité de femmes, de plus de 40 ans, travaillant comme salariées, dans des grandes entreprises) est comparable à la population consultant pour burn-out. Que faut-il retenir de cette étude ?

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