"L'inaction n'est plus une option !": le coup de gueule des patrons et syndicats sur la situation politique bruxelloise

Les organisations patronales et syndicats exhortent les politiques à prendre leurs responsabilités face à la situation critique à Bruxelles. Avec un message commun : sortez de la politique politicienne.

Ce jeudi, on a appris que David Leisterh allait jeter l'éponge de sa mission formatrice. Un nouveau coup dur dans la formation d'un gouvernement qui patine depuis plus de huit mois maintenant.

Une situation compliquée où les différents partis, MR et PS en tête, se renvoient la balle de la culpabilité. Face à cette problématique, les syndicats ont décidé d'agir en chœur. Beci, FGTB Bruxelles, CSC Bruxelles, CGSLB Bruxelles, BRUXEO, UCM et UNIZO Brussel : tous ont décidé d'interpeller d'une seule voix les partis politiques. Un communiqué de presse qui poursuit un objectif : pousser les politiques de la capitale à prendre enfin leurs responsabilités.

Bruxelles face à des enjeux majeurs

Pour ces syndicats, le nœud bruxellois constitue une source "d'inquiétude légitime pour les Bruxellois, les travailleurs et entreprises". "Chaque jour sans gouvernement aggrave une situation déjà préoccupante", poursuit le communiqué.

Les syndicats ciblent notamment trois crises qui doivent pousser les politiques à "sortir des batailles politiciennes". La première concerne une crise démocratique et institutionnelle. Les syndicats s'inquiètent, à l'heure de la montée des populismes, de son manque d'autonomie de gestion. "Capitale nationale, européenne et internationale, Bruxelles risque une mise sous tutelle si elle ne reprend pas son destin en main", ciblent-ils.

Sauf miracle, David Leisterh présentera ce vendredi sa démission comme formateur

La seconde crise est financière. "Chaque jour qui passe sans gouvernement empêche de faire face aux répercussions sociales, économiques et budgétaires qui s'amplifient", peut-on lire dans le communiqué. "Il faudra également concevoir des mesures pour accompagner les nouveaux défis qui vont naître des politiques projetés par le Fédéral sans improviser et sans travailler dans l'urgence."

La dernière a beaucoup fait l'actualité ces derniers jours avec un enjeu sécuritaire. "Une priorité absolue", poursuivent les médias.

"L'inaction est une faute. Bruxelles en a "Ras-le-Gouvernement"

Difficile de voir la lumière blanche dans le gouvernement bruxellois. 8 mois après les élections, David Leisterh va terminer sa mission à 17h00. Sans aucun accord. Pour les syndicats, il s'agit d'une faute collective. "Nous appelons les responsables politiques bruxellois, de tous bords démocratiques, à se réveiller et prendre leurs responsabilités. Nous les appelons à ne plus se comporter comme des politiciens mais bien comme des femmes et des hommes d'Etat, à la hauteur des enjeux et des Bruxellois."

La démission de David Leisterh comme formateur bruxellois semble inévitable

Cela passera par des compromis et un travail collectif. "Bruxelles mérite un avenir rayonnant. Travaillons-y ensemble. Les partenaires sociaux sont prêts", terminent les partenaires sociaux.

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