La police fédérale se mobilise contre le transfert de la sécurité nucléaire à la Défense

Les agents de la Direction de la Sécurisation (DAB) de la police fédérale vont se mobiliser contre le projet du gouvernement fédéral de transférer la sécurité de l'infrastructure nucléaire belge à la Défense. Les syndicats SLFP Police et SNPS ont annoncé mercredi qu'ils avaient activé leur préavis de grève.

a field action by agents of the Federal Police's Directorate for Security (DAB) at the Tihange nuclear site, on Thursday 17 April 2025. At the end of a negotiating committee meeting held in Brussels on Wednesday, officers from the federal police's Direction de la Securité (DAB) decided to stage a field action on Thursday morning at the entrance to the Tihange nuclear site. They intend to protest against the Arizona government's intention to replace nuclear site security officers with military personnel. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
La police fédérale se mobilise contre le transfert de la sécurité nucléaire à la Défense

Il y a environ deux semaines, le SNPS et le SLFP Police ont déposé le préavis. Le projet du ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin, qui souhaite que l'armée prenne en charge la sécurité statique des centrales nucléaires à la place des forces de police, est à l'origine du mécontentement. Des consultations se sont tenues mercredi, mais elles n'ont rien donné, d'après les syndicats.

"Cette décision a été prise pour protester contre l'absence de consultation préalable et la non-prise en compte de la représentation syndicale dans cette mesure drastique. Il est essentiel pour nous d'envoyer un signal fort : nous ne laisserons pas tomber les nôtres", peut-on lire dans une communication destinée aux affiliés.

Les militaires se chargeront de la sécurité des centrales nucléaires

Selon les syndicats, la mesure risque de faire perdre des années d'expertise accumulée. Ils soulignent en outre les conséquences sociales "désastreuses".

"Les employés qui ont délibérément choisi cette affectation se voient soudainement réorientés vers des tâches totalement différentes, comme le transport de prisonniers ou les patrouilles portuaires. Certains collègues sont même passés délibérément de la Défense à la police pour faire ce travail. Pour eux, c'est une véritable hécatombe sociale qui s'annonce, sans aucun respect de leur choix de carrière et de l'équilibre entre vie privée et vie professionnelle", affirment les syndicats.

Le SNPS et le SLFP Police demandent au ministre de suspendre sa décision. "Et que des consultations approfondies avec les partenaires syndicaux soient organisées en premier lieu, comme il se doit."

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