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Des experts dénoncent "la stigmatisation et la méfiance" dont font l'objet les malades de longue durée

Selon l'Observatoire des maladies chroniques, le gouvernement fédéral prend des mesures qui mettent trop l'accent sur la répression et pas assez sur la prévention ni sur les conditions de la reprise du travail.

 Le rendez-vous avec le médecin-conseil ou avec le médecin du travail génère chez la plupart des personnes en incapacité beaucoup d’inquiétudes.
La multiplication des rendez-vous avec le médecin-conseil ou le médecin du travail peut être une source de stress pour les personnes en incapacité de travail, selon les experts de l'Observatoire des maladies chroniques. ©M.Dörr & M.Frommherz – stock.ad 

Les experts n'y vont pas par quatre chemins. "Le discours public et politique relatif à l'incapacité de travail de longue durée se caractérise de plus en plus souvent par la stigmatisation et la méfiance, dénoncent-ils. Cela ne rend pas suffisamment compte de la réalité complexe de la maladie chronique et de l'incapacité de travail de longue durée."

L'Observatoire des maladies chroniques a rendu un avis, le 7 août, sur les quatre vagues de réformes adoptées ces dernières années pour enrayer la progression du nombre de malades de longue durée – ils étaient plus de 570 000 fin 2025 (hors fonctionnaires). L'Observatoire est une branche du Conseil scientifique de l'Inami (l'Institut national d'assurance maladie-invalidité) chargée de formuler des avis et recommandations portant sur les maladies chroniques. Concernant l'incapacité de travail de longue durée, il note en substance que l'attention et les décisions politiques sont trop portées sur la sanction contre les malades, et pas assez sur la prévention ni sur les conditions du retour au travail de ces derniers.

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