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"Lutter contre la pauvreté par des interventions sur-mesure, ça marche et ça ne coûte pas plus cher"

Pour l'économiste Jean Hindriks, le mode de financement actuel et des résistances idéologiques restent des freins à un changement de méthode, qui viserait d'abord l'impact social, pour les personnes et la société.

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La méthode du Housing first, un logement mis à disposition sans conditions, a fait ses preuves pour raccrocher les personnes sans toit à la société. ©JEAN LUC FLEMAL

Les politiques gèrent les pauvres plutôt que de chercher à véritablement mettre fin au problème ?

Exactement. On est dans un cercle vicieux. C'est le premier changement qu'on propose : la méthode. Il faut permettre aux gens de sortir de la pauvreté en faisant de l'accompagnement personnalisé.

Ces interventions sur-mesure ne sont-elles pas plus coûteuses que le "prêt-à-porter" ?

On pourrait avoir l'impression, à tort, que ce sur-mesure coûte plus cher. C'est juste l'opposé, parce que le prêt-à-porter n'apporte pas du tout les solutions qui sont efficaces et qui ont un effet. En traitant des gens si différents de manière si uniforme, on ne peut pas avoir d'effet. Parce qu'au final, l'intervention ne répond aux besoins de personne. Cette approche personnalisée a déjà fait ses preuves. Exemple : le housing first, qui permet d'accéder directement à un logement autonome sans passer par les étapes des maisons d'accueil ou de logement supervisé, tout en bénéficiant d'un accompagnement sur mesure. En Finlande, ils ont divisé par trois le nombre de sans-abri.

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