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"On n'est pas pauvre parce qu'on fait des mauvais choix"

Pour l'économiste Jean Hindriks (UCLouvain), il faut changer de méthode dans la lutte contre la pauvreté: les moyens doivent viser un impact social plutôt qu'alimenter une machinerie d'aide.

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Des associations de terrain, comme, ici, l'épicerie sociale "Les Capucines", dans les Marolles, essaient de raccrocher les personnes précarisées à la société. ©Jean Luc Flemal

Depuis 20 ans, les chiffres restent globalement stables : plus de deux millions de Belges sont dans une situation de (risque) de pauvreté ou d'exclusion sociale. Un sur cinq.

"Les choses ne s'améliorent pas. Elles se détériorent même. La crise sanitaire liée au Covid, suivie de la crise énergétique, aggrave la situation", relève Jean Hindriks, professeur d'économie à l'UCLouvain et fondateur d'Itinera, un think tank indépendant qui rassemble des experts reconnus, nationaux et étrangers, qui étudient en toute indépendance les grands problèmes de société.

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