Les mamans solos qui sont sur le fil se sentent plus fortes après avoir suivi le projet Miriam
En 2023-2024, plus de 1 100 mères célibataires ont été accompagnées par le SPP Intégration sociale.

- Publié le 22-05-2024 à 13h50

Le risque de basculer dans la pauvreté touche en particulier les mamans qui se retrouvent seules avec leurs enfants.
C'est ce public-là que vise Miriam, un projet pilote initié en 2015 par le SPP Intégration sociale (un service public fédéral qui lutte contre la Pauvreté et prend en charge la Politique des grandes villes). L'objectif de ce programme est de briser l'isolement social et la précarité des mères célibataires. Il utilise une approche holistique qui se concentre sur les différents domaines de la vie. Les mères monoparentales en situation de pauvreté bénéficient d'un suivi individuel intensif, mais une grande importance est accordée aux accompagnements collectifs qui ont lieu au moins une fois tous les quinze jours. Le programme est porté par des case managers, des travailleurs sociaux qui sont entièrement investis dans cette mission de suivi intensif qui dure dix mois.
L'édition 2023-2024 du projet a permis de soutenir plus de 1 100 mères célibataires en situation de précarité, réparties dans 43 CPAS sur l'ensemble du pays, s'est félicitée mardi la ministre de l'Intégration sociale Karine Lalieux (PS) lors d'une visite au CPAS de la Ville de Bruxelles.
Efficace
Depuis 2022, le projet Miriam bénéficie d'un budget annuel de 4,5 millions d'euros (soit dix fois plus que les 435 000 euros alloués auparavant lors des 3 premières éditions).
"Investir dans ce type de programme permet de lutter efficacement et durablement contre la précarité des mères à la tête de familles monoparentales, mais aussi celle de leurs enfants et, et de prévenir la transmission transgénérationnelle de la pauvreté", insiste Karine Lalieux.
Selon une analyse réalisée par le SPP Intégration sociale des résultats de l'édition 2022-2023, plus de la moitié des 988 femmes participantes (56 %) avaient 35 ans ou plus. Un cinquième d'entre elles (22 %) ne disposaient d'aucun diplôme et 12 % du certificat d'études de base de fin de primaires.
Elles étaient 77 % à bénéficier d'un revenu d'intégration sociale, tandis que 10 % touchaient des allocations de chômage et 7 % avaient un revenu du travail.
Après leur participation au projet Miriam, 73 % des femmes ont indiqué avoir fait des progrès en termes de situation personnelle (financière, sociale, logement, santé…) "Elles étaient aussi 71 % à déclarer se sentir plus fortes ! Les femmes participantes progressent en effet tout au long de leur parcours Miriam, d'abord en ce qui concerne leur bien-être psychique, qui est la base d'une réinsertion réussie", souligne encore la ministre.