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L'Église catholique belge est absente des réseaux sociaux

Ce phénomène des influenceurs catholiques, amateurs pour la plupart, est né en marge de l'institution.

Il est difficile pour une institution (ici l’Église catholique représentée par Mgr Terlinden) de trouver sa place sur les réseaux.
Il est difficile pour une institution (ici l’Église catholique représentée par Mgr Terlinden) de trouver sa place sur les réseaux. ©Philip Reynaers

Les principaux acteurs de ce phénomène sont en relation avec les autorités ecclésiales (prêtres, évêques…), mais ne sont pas directement employés par elles, ou n'agissent pas à leur demande. Il existe cependant quelques exceptions : ainsi du Frère Paul Adrien auquel, à la suite de ses premiers succès, l'Ordre des Dominicains lui a confié la mission, les moyens et le temps nécessaire pour évangéliser les réseaux. En Belgique, si ce n'est quelques comptes, notamment de la pastorale des jeunes sur Instagram, l'institution n'est absolument pas présente, semble bien démunie et n'a confié à personne une telle mission. "Nous en sommes conscients et savons que nous sommes en retard", reconnaît Delphine Lepour qui ajoute en substance qu'une telle mission est très compliquée : elle demande beaucoup de talents (vulgarisation, suivi des tendances, habiletés techniques), du temps et des moyens. Sans compter que ce que les jeunes cherchent sur TikTok est de pouvoir parler entre eux, de trouver du contenu spontané et incarné, loin des structures "adultes". Aucune institution ne parvient dès lors à y trouver sa place.

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