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Pour Alexandre Jardin, tout basculera au début de l'été : "J'assumerai les questions qui seront posées"

L'écrivain veut proposer aux Français, au début de l'été, de reprendre la parole dans une vraie "conversation démocratique."

Alexandre Jardin, de plus en plus concerné par le délitement de la démocratie, a une petite idée en tête pour changer les choses...
Alexandre Jardin, de plus en plus concerné par le délitement de la démocratie, a une petite idée en tête pour changer les choses... ©AFP

Parce que l'on ne refera pas Alexandre Jardin, quand on lui a demandé de nous parler de son moment où tout a basculé, il nous a répondu, avec un aplomb guilleret : "Ce sera au début de l'été." Non, l'écrivain n'a pas mal compris la question. Il n'a pas non plus un problème avec la concordance des temps, mais, il y a bien réfléchi ; pour lui, le moment où tout a basculé est encore à venir.

"Ce jour, je sais que je vais vraiment le vivre", insiste-t-il. "J'ai créé un groupe de travail avec des codeurs du monde entier qui maîtrisent les blockchains", dit-il avec gourmandise. Et de nous expliquer le principe : "Il n'y a plus un ordinateur central mais 500 000 ordinateurs de par le monde qui sont reliés entre eux par un code que l'on ne peut pas fractionner. Si on change quelque chose, les 500 000 le voient. Il n'y a pas de tricherie possible. On ne l'utilise, pour l'instant, que pour les cryptomonnaies. J'ai écouté un de mes fils qui m'a présenté quelqu'un qui crée des blockchains, un démocrate suisse, spécialiste des cryptomonnaies. Je lui ai demandé s'il était possible de créer un instrument référendaire adossé à une blockchain. En d'autres termes, s'il est possible de retirer à l'État le monopole de la consultation démocratique. Se faire un outil où, avec sa carte d'identité, on peut voter. Une seule fois, en prouvant que l'on est majeur. Aucun État ne peut l'interrompre puisque c'est sur une blockchain. C'est hors du cadre légal classique puisque, comme pour les cryptomonnaies, cela échappe aux États. Cela ne s'inscrit pas dans un cadre constitutionnel mais je ne le souhaite pas. Prenez le référendum sur le traité de Maastricht : en 2005, les Français ont voté contre et le gouvernement s'est assis dessus en 2007. Donc, être dans le cadre légal, cela ne donne pas beaucoup de garanties", sourit-il.

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