Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Argentina, 1985": Au nom de la démocratie argentine

Présenté en Compétition à Venise, "Argentina, 1985" débarque sur Prime ce vendredi. Santiago Mitre signe un thriller judiciaire passionnant. Avec un grand Ricardo Darín, dans le rôle du procureur chargé de faire condamner le général Videla.

"Argentina, 1985": Au nom de la démocratie argentine

En septembre dernier, Santiago Mitre avait les honneurs de la compétition de la 79e Mostra de Venise pour son cinquième long métrage, Argentina, 1985 . Diffusé dès ce vendredi sur Prime Video, ce thriller efficace retrace les efforts acharnés du procureur Julio César Strassera pour faire condamner le général Videla en 1985.

Au lendemain de la projection officielle à Venise, le cinéaste argentin et ses acteurs continuaient de célébrer cette grande avant-première, arrivant avec près d'une heure de retard à leurs interviews, après avoir bien profité du déjeuner… S'excusant de son retard, le cinéaste attaquait d'emblée sur l'importance historique de ce film. "L'Argentine a beaucoup appris sur la période de la dictature, mais pas tant sur la démocratie et sur la période de transition. C e procès est unique ; nous en sommes très fiers. Mais peu de gens s'en souviennent réellement. J'ai énormément appris durant les recherches pour le film. Je savais évidemment que l'Argentine avait, pour la première fois dans cette région du monde, fait condamner une dictature par une cour civile. Et ce alors que, partout autour, les pays voisins étaient toujours sous des régimes dictatoriaux. Mais je ne savais pas exactement comment ça s'était passé, avec cette équipe de jeunes avocats sans expérience. Dans le système judiciaire, personne ne croyait que ce procès aboutirait. C'est l'une des choses qui m'ont poussé à me dire qu'il y avait peut-être un film à faire sur ce sujet. Les gens plus âgés ont vécu la dictature, ils se souviennent du procès, mais il y a beaucoup de gens qui n'étaient pas nés en 1985… Porter cette histoire au grand écran permettra aux spectateurs de comprendre ce qui a été fait à l'époque, mais aussi de se souvenir qu'il faut se battre tous les jours pour la démocratie."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...