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"Sans arme, ni haine ni violence"  : le casse du siècle

“Sans arme, ni haine ni violence”  : le casse du siècle
©belga

Découvrez, cet été, les œuvres qui ont été inspirées par des faits divers.

Albert Spaggiari. Ce nom réveille peut-être un lointain souvenir dans un coin de la mémoire médiatique. Celui d'un casse du siècle qui s'est déroulé le week-end des 17 et 18 juillet 1976 à Nice.

Pendant les six mois qui précèdent, les malfrats ont exécuté le plan de cet ancien militant de l'OAS devenu le photographe de la mairie de Nice qui consistait à creuser un tunnel depuis les égouts jusqu'à la salle des coffres de l'agence de la Société générale protégée d'un mur de béton de 1,8 m. Le week-end des 17 et 18 juillet 1976, à cause des orages et de la montée des eaux, ils ont le temps de vider 370 des 4 000 coffres et d'emporter 50 millions de francs français, environ 10 millions d'euros. Quand on pense qu'il a suffi de deux clics à Jérôme Kerviel pour faire disparaître 5 milliards, on mesure les progrès accomplis par la civilisation.

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