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Quand la chanteuse Barbara faisait le trottoir à Bruxelles et qu'elle tomba sur un ange gardien

Débarquée dans la capitale belge en 1950 alors qu'elle n'a pas 20 ans, Monique Serf (qui deviendra Barbara) tombe dans la marginalité. C'était sans compter un inconnu qu'elle rencontra fortuitement.

Michel Becquembois
La chanteuse Barbara dans sa loge en 1965
La chanteuse Barbara dans sa loge en 1965 ©Photo AGIP / Bridgeman Images / Belga

Elle ne pensait pas en arriver là, Monique, mais ce n'est pas un drame non plus. C'est comme ça, ça n'a pas marché cette histoire de chanson. Et puis il faut bien trouver une solution quand on a faim. Alors Monique a enfilé son vieux manteau gris, ses lunettes où elle ne voit que d'un œil – le verre droit est cassé – et elle est descendue sur le boulevard Anspach. Faire le trottoir. Y a pas de honte à ça.

Quand elle est arrivée à Bruxelles, en février 1950, pour tenter sa chance, Monique n'avait pas 20 ans. C'est un vieux cousin, chef d'un orchestre de balalaïkas, qui l'a accueillie les premiers temps. Enfin, il n'a pas été accueillant bien longtemps. Et puis les balalaïkas n'étaient pas la plus lucrative de ses activités. Violent donc, et pas très recommandable. Monique prend la tangente. Elle se retrouve à la rue, pas même majeure, dans une ville qu'elle connaît à peine. Sans compter qu'elle a peur que le cousin la fasse rechercher alors elle se planque. Déjà, dix ans plus tôt, on avait appris à la petite fille juive à se méfier des uniformes…

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