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Un Faust grandiose, mais piégé par le kitsch et la langue

John Osborn souverain, mais une mise en scène surchargée d'images et de symboles.

Nicolas Blanmont
Marguerite (Nino Machaidze) et Mephisto (Erwin Schrott) devant Adam et Eve
Marguerite (Nino Machaidze) et Mephisto (Erwin Schrott) devant Adam et Eve. ©ORW J. Berger

Plein la vue ? Plein la vue ! Des calaveras de toutes tailles, et des squelettes richement parés. Des cadrans qui tournent, pleins de planètes, de lettres et de signes. De la peinture ancienne et de la vidéo moderne. Adam et Eve version Cranach, puis les mêmes vivants, mais c'est la sorcière de Blanche-Neige qui vient leur faire croquer la pomme. Des costumes plus extravagants que somptueux. Pas de ballets complets, mais des chorégraphies Tik-Tok de cheerleaders ou de zombies. Des paysans dont on ne sait s'ils sont siciliens, espagnols, ou autres. Et comme si cette accumulation d'images, de couleurs et d'accessoires ne suffisait pas, des miroirs en tous sens pour les reproduire à l'infini.

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