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L'élégance délicate de la comédie lyrique

La Monnaie propose un "Falstaff" qui est non seulement drôle, mais également beau.

Nicolas Blanmont
Ford (Lionel Lhote), ses doubles et le docteur Cajus (John Graham-Hall)
Ford (Lionel Lhote), ses doubles et le docteur Cajus (John Graham-Hall). ©La Monnaie Clärchen Baus

La première saison de Christina Scheppelmann comme directrice générale de la Monnaie s'est ouverte dimanche d'idéale façon avec un splendide Falstaff, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César : initialement planifié en décembre 2020 et annulé alors pour cause de pandémie, le spectacle, reprise d'une production initialement donnée à Madrid en 2019, fait partie des choix de Peter De Caluwe qui seront encore représentés jusque décembre. Mais qu'importe le flacon (de la paternité) pourvu qu'on ait l'ivresse (du sherry, bien sûr) : le chef-d'œuvre ultime d'un Verdi de 80 ans, une des plus belles comédies du répertoire lyrique, est splendidement servi.

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