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"Quand on veut tuer, tous les moyens sont bons pour échapper au dialogue"

Olivier Mannoni, qui a traduit en français "Mein kampf", connaît bien la rhétorique et la mécanique de l'extrême droite. Dans son nouveau livre, il décrypte la guerre que celle-ci mène contre la culture et la liberté de penser.

©PHOTOPQR/OUEST FRANCE/Kévin Guyot / Ouest-France ; Ergué-Gabéric ; 25/05/2025 ; 25 mai 2025 : Manifestation contre Vincent Bolloré à Ergué-Gabéric ( Finistère / Bretagne ). Environ 600 manifestants se sont regroupés dans le quartier de Lestonan ou Vincent Bolloré a plusieurs usines et un manoir. 
Les manifestants ont tenté d'approcher l'usine par différents moyens et chemins. 
La manifestation était organisée par le groupe des Soulèvements de la Terre. 

PHOTO : KEVIN GUYOT / OUEST-FRANCE
En mai 2025, des manifestants s'étaient regroupés à Ergué-Gabéric où Vincent Bolloré possède plusieurs usines et un manoir. Les manifestants ont tenté d'approcher l'usine par différents moyens et chemins. La manifestation était organisée par le groupe des Soulèvements de la Terre. PHOTO : KEVIN GUYOT / OUEST-FRANCE ©KEVIN GUYOT / OUEST-FRANCE BELGA

Après Traduire Hitler et Coulée brune, Olivier Mannoni clôt sa trilogie d'essais consacrés à l'extrême droite avec La pensée piétinée : pourquoi le fascisme écrase la culture. À partir d'une multitude de signaux d'alarme toujours éloquents, il y montre avec brio comment les coups portés à la culture fragilisent nos démocraties.

Vous démontrez dans votre livre que l'extrême droite ne se livre pas à une guerre culturelle, mais à une guerre contre la culture, avec la volonté de l'écraser. Dernièrement, quel est l'épisode qui, selon vous, a le mieux illustré ce fait ?

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