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L'homme qui a offert le Web au monde veut désormais le protéger de l'IA : "Tout peut encore changer"

Tim Berners-Lee, l'informaticien qui a rendu Internet gratuit et accessible à tous dans les années 90 en est aujourd'hui l'un de ses plus sévères critiques. Face aux perturbations de l'IA, le septuagénaire, incorrigible optimiste, veut croire que "rien n'est joué".

Elise Viniacourt, pour Libération
Tim Berners-Lee
Tim Berners-Lee a tout de l’idéaliste. ©Copyright (c) 2012 drserg/Shutterstock. No use without permission.

C'est une rencontre incongrue, qui s'est organisée au pied levé à l'endroit où on l'attendait peut-être le moins. Comme si Greta Thunberg nous avait donné rendez-vous à McDo, Tim Berners-Lee, l'inventeur du Web, nous a accordé quelques minutes… au salon VivaTech. Au beau milieu de ce temple du numérique commercial où des milliers d'entreprises ont en juin encore fait la roue, le septuagénaire – symbole d'une époque où les mots gratuité, universalité et décentralisation faisaient sens en ligne – avait un peu d'optimisme à partager : "Il est encore possible de développer des choses pour le bien de l'humanité plutôt que pour le profit."

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