500 milliards de dollars : comment Apple veut s'offrir les faveurs de Donald Trump
Apple a annoncé "investir plus de 500 milliards de dollars aux États-Unis", répondant au projet de Donald Trump d'inciter les entreprises à investir sur le sol américain.

- Publié le 25-02-2025 à 09h51
- Mis à jour le 25-02-2025 à 10h42

Ce n'est un secret pour personne : Donald Trump a fait de la hausse des investissements des entreprises aux États-Unis une des priorités de son mandat. Tim Cook, patron d'Apple, ne semble pas insensible à cette politique puisque quelques jours après avoir rencontré le président américain, la firme de Cupertino affirme lancer un plan d'investissement colossal sur le sol américain.
"Apple a annoncé aujourd'hui son plus important engagement de dépenses jamais réalisé, avec des plans pour dépenser et investir plus de 500 milliards de dollars aux États-Unis au cours des quatre prochaines années", a déclaré le géant californien dans un communiqué.
Une relocalisation imminente ?
Apple, depuis presque toujours, profite de la main-d'œuvre peu cher à l'étranger pour produire ses iPhones. La plus grande usine de fabrication d'iPhone au monde se situe d'ailleurs à Zhengzhou, en Chine. Mais avec la réélection de Donald Trump, la firme de Cupertino doit changer son fusil d'épaule. Le président américain ayant affirmé à plusieurs reprises qu'il voulait inciter les entreprises à investir sur le sol américain. Il a récemment annoncé imposer de nouveaux droits de douane sur une vaste gamme de produits étrangers et plus particulièrement chinois, allant des semi-conducteurs aux voitures en passant par les produits pharmaceutiques.
Après que Tim Cook ait rencontré Donald Trump, le groupe de Cupertino a affirmé vouloir investir 500 milliards de dollars sur le sol américain. Le but ? Financer des projets dans les domaines de l'intelligence artificielle, l'ingénierie ou encore la formation.
Apple prévoit notamment d'augmenter les capacités de ses sites de production états-uniens existants ainsi que la construction d'ici 2026 d'une nouvelle usine à Houston, dans l'État du Texas, pour produire des serveurs qui étaient jusqu'à présent fabriqués "en dehors des États-Unis", détaille le communiqué, précisant que ce nouveau site va "créer des milliers d'emplois".
Apple compte également étendre ses capacités de centres de données en Caroline du Nord, dans l'Iowa, en Oregon, en Arizona et au Nevada, et doubler son soutien à un fonds dédié à la fabrication aux États-Unis, qu'il a créé lors du premier mandat de Trump, passant de 5 à 10 milliards de dollars.
Au total, l'ensemble de ces projets devrait permettre d'embaucher 20 000 collaborateurs supplémentaires au cours des quatre prochaines années, affirme Apple. Ajoutant que son investissement élargirait son soutien à la fabrication américaine. "Nous sommes optimistes quant à l'avenir de l'innovation américaine", a déclaré Tim Cook. Donald Trump, de son côté, s'est attribué les mérites de cette annonce sur les réseaux sociaux, disant que la raison de l'investissement était "la foi dans ce que nous faisons, sans laquelle ils n'investiraient pas dix cents".
"Cook continue de prouver qu'il est un politicien à 10 % et CEO à 90 %", affirme Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, dans une note. Pour lui, il est clair que le patron d'Apple mise sur un "mouvement stratégique" pour diversifier les opérations de fabrication de la société "tout en jouant bien dans le thème d'investissement américain de Trump". Néanmoins, rien ne laisse présager "un grand changement dans les plans de fabrication de la société pour la Chine".
