La grève de février a coûté 6 millions d'euros à bpost
Les temps restent difficiles pour l'entreprise postale qui affiche des résultats en baisse au 1er trimestre.

- Publié le 09-05-2025 à 13h33
- Mis à jour le 09-05-2025 à 15h02

Les temps restent difficiles pour bpost, même si le marché a plutôt bien réagi à l'annonce ce vendredi d'une baisse de 42 % du résultat opérationnel à 34,2 millions d'euros au premier trimestre. L'action, qui se traite à moins de 1,5 euro, a en effet gagné jusqu'à près de 10 %, pour limiter sa hausse à 2,5 % en milieu de journée.
Le CEO, Chris Peeters, a estimé que les résultats "étaient en ligne" avec les prévisions. Il a réaffirmé le bien-fondé de l'acquisition de l'entreprise logistique Staci alors que l'analyste de Degroof Petercam estime que les chiffres sont au-dessous des attentes avec un résultat opérationnel "d''à peine 13 millions". L'analyste pointe aussi du doigt le départ de Thomas Mortier, le patron de 3PL Europe (dont l'actif principal est Staci) d'ici la fin de l'année, qui s'ajoute à de nombreuses démissions au cours de ces derniers mois.
"Pas de grand changement" en Belgique avec une baisse inexorable du volume courrier (-8 %) et les effets négatifs de la perte de la concession pour la distribution presse.
La principale contreperformance provient une fois encore des États-Unis et de la filiale Radial qui est confrontée à la résiliation de plusieurs contrats et à la perte de client au 1er trimestre.
Des pénalités à payer
Un des faits majeurs du 1er trimestre aura été la grève, qui a coûté 6 millions d'euros et a entraîné une baisse du volume de 12 %. Pour l'analyste de Degroof Petercam, l'impact de la grève a été assez limité et les coûts ont été bien maîtrisés". L'entreprise postale a dû payer des pénalités à certains clients suite à la non-livraison de colis. Chris Peeters a expliqué que l'entreprise travaillait "à mieux anticiper ce type de mouvement social pour regagner la confiance des clients". Le but est qu'une "discussion au niveau local n'ait pas une répercussion au niveau national".
Sur le cours de Bourse au plancher, Chris Peeters dit ne pas vouloir se prononcer, mais relève quand même plusieurs éléments défavorables : la perte de la concession presse, les discussions sur les contrats problématiques avec l'État qui font l'objet de provisions et le "risque d'exécution" du plan de transformation. Lequel vise à ce que bpost devienne de plus en plus une entreprise logistique. Il dit néanmoins "espérer que d'ici quelques mois le plan de transformation donne des résultats qui pourraient avoir pour effet d'intéresser les investisseurs".
